Le blog des mômes écolo

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mardi, décembre 13 2011

Les dangers insoupçonnés des jouets

L’habit ne fait pas toujours le moine, en particulier en ce qui concerne les jouets. Qui dit poupées aux couleurs brillantes dit le plus souvent teintures artificielles et produits chimiques – benzène, bisphénol A, formaldéhyde, phtalates, retardateurs de flammes bromés et toluène pour citer quelques-uns des plus connus.

D’après RAPEX (le site qui référence les produits rappelés dans l'Union Européenne), les jouets ont représenté l’an passé un quart des produits rappelés par les Vingt-Sept. Le risque chimique a par ailleurs été la cause du rappel dans 19 % des cas, ce qui fait de lui le deuxième type de risques à l’origine de retraits du marché. « La conjonction de ces deux facteurs indique clairement que le risque chimique dans les jouets est un enjeu majeur de protection du consommateur au niveau européen », résume le WECF, qui dénonce également  la présence de baryum dans des bijoux pour enfants et rappelle qu’une étude réalisée l’an passé par le Finish Environment Institute a révélé la présence de plomb dans plusieurs types de jouets (PVC dur, peinture de certains objets).

Quoique révisée il y a deux ans et devant faire l’objet d’un nouvel examen courant 2013, la directive européenne Jouets, qui détermine les seuils de produits chimiques, apparaît trop légère pour assurer la sécurité des enfants en bas-âge. C’est en tout cas l’opinion de Mme Rivasi, qui regrette que, si elle est encadrée, l’utilisation des mélanges et substances classés cancérigènes, mutagènes et reprotoxiques (CMR) dans les jouets demeure autorisée (à hauteur de 0,1 % du poids de l'objet, alors même que l'Agence allemande de sécurité sanitaire a calculé qu'« un enfant qui tiendrait dans ses mains pendant une heure un jouet intégrant l'une de ces molécules au seuil autorisé en absorberait autant par la peau que s'il fumait quarante cigarettes » (!) ).

« Cela veut dire que les jouets actuellement mis sur le marché dans l’UE sont dangereusement mis entre les mains des enfants sans que l’on puisse trouver la moindre indication sur les composants […] Il faut que l’on arrive à éliminer totalement ces produits nocifs dont certains sont des perturbateurs endoctriniens […] et il faut surtout qu’un organisme de contrôle et de certification indépendant fasse un travail de vérification avant la mise sur le marché. On ne peut en effet pas toujours se fier au label CE, qui est délivré par les fabricants eux-mêmes », a-t-elle résumé. Et Mme Lepage de renchérir : « Il est urgent de renforcer l’indépendance de nos agences d’expertise européennes en mettant fin aux conflits d’intérêt et en assurant une prise en compte sérieuse de la littérature scientifique indépendante et des signaux d’alerte ».

En attendant un durcissement de la législation et que les fabricants prennent leurs responsabilités, le WECF, qui a élaboré un guide d’achat, recommande les jouets labellisés et en matières naturelles comme le bois brut, le caoutchouc naturel et le tissu, sachant que certains logos comme GS, Oeko-tex et SpielGut attestent d’un contrôle des substances employées dans leur fabrication. Elle encourage également l’acheteur à « déballer puis aérer autant que possible les jouets avant de les donner à l’enfant ainsi qu’à laver les jouets en textiles et plus largement tous ceux qu’il est possible de nettoyer ». Mieux vaut enfin « éviter les jouets en PVC et ceux qui dégagent une forte odeur ». Parce qu’il est des cas graves comme celui-ci où il n’y a pas que l’intention qui doit compter.

vendredi, décembre 2 2011

Sophie la Girafe, une espèce menacée?

Une fois n'est pas coutume, je reprends tel quel un excellent article du Nouvel Obs sur les dangers de Sophie La Girafe récemment pointés du doigt par Que Choisir. 

Les temps sont durs pour Sophie la girafe. Dans son numéro de décembre 2011, le magazine "Que choisir" (payant) remet en cause l'innocuité du jouet, vendu à plus de 50 millions d'exemplaires dans le monde. A la suite de tests maison, le journal assure que ses résultats de laboratoire "entraîneraient son retrait du marché Outre-Rhin". Référence à la réglementation sur les jouets allemande, plus stricte qu'en France.

Une girafe pas si sage

Qu'on se comprenne bien : l'herbivore en caoutchouc naturel préféré des nourrissons - 816.000 girafes achetées en France en 2010 pour 832.000 naissances!- est bien conforme à la réglementation française et européenne sur les jouets. Et le restera en 2013, lorsque sortira une nouvelle Directive sur le sujet. Le problème est ailleurs.

Sophie la girafe comporte des taux de précurseurs de nitrosamine qui fleurtent avec les limites autorisées : 0,945 milligramme (mg) quand le seuil est fixé à 1 mg. Surtout, ce taux est bien supérieur à celui fixé pour les tétines de biberon et d'apaisement (0,1 mg), pour un usage somme toute peu différent. En 2008, l'Allemagne a choisi d'étendre les seuils fixés par la réglementation européenne sur les tétines aux jouets susceptibles d'être portés à la bouche.

Le risque ? Les précurseurs de nitrosamines se transforment au contact de l'humidité, et donc de la salive, en nitrosamines, substances classés cancérogènes probable (œsophage, estomac) ou possible par le Centre international de recherche sur le cancer.

Sophie instrumentalisée ?



Changer le processus de fabrication, opération de transformation thermique du caoutchouc au cours de laquelle se forme probablement la molécule incriminée, coûterait sans doute une fortune. Le fabricant Vulli, qui emploie 120 personnes à Rumilly et tourne sur cet unique produit depuis 1961, préfère la contre-attaque.

Dans un communiqué publié le 2 décembre 2011, l'entreprise se dit prête à "demander réparation par voie judiciaire" à ceux qui diffusent "des informations infondées et incomplètes". En ligne de mire : le magazine 'Que Choisir'. "Il se sert de Sophie, qui n'est pas condamnable, comme d'un emblème pour faire évoluer les normes sur les jouets", tempête Serge Jacquemier, directeur de l'entreprise. Pas faux.

Quant à la présence de précurseurs de nitrosamines dans le caoutchouc de Sophie, la maison minimise le risque : "Aucun produit au monde n'est aussi sûr que ce jouet ! Cette substance est naturelle dans le caoutchouc, tout comme dans la bière, la viande ou la charcuterie. Il faudrait manger 36 Sophie pour absorber l'équivalent de ce qu'on trouve dans un verre de bière !" Encore vrai. Sauf que les nourrissons ne consomment ni bière ni saucisson.

L'offrir encore ou pas ?

"On ne peut pas dire qu'un tel jouet est toxique ou pas", explique Marie-Françoise Corre, ingénieure en matériaux et membre du Comité scientifique du WECF (Women in Europe for a common futur). "Mais il joue son rôle dans l'ensemble des nitrosamines qui arrivent à l'enfant par différents biais. Et chaque source contribue à construire l'exposition au risque de cancer".

Alors que l'entreprise promet de faire tous les efforts pour réduire au maximum la présence de cette substance dans son produit, la scientifique appelle à "tenir compte du contexte". La fumée de cigarette par exemple, est très chargée en nitrosamines. Inutile d'en rajouter.

En revanche, pour un bébé protégé par ailleurs des agressions toxiques, qui boit bio, suce une tétine en silicone et dort dans un lit sans colles toxiques, pourquoi pas. Comme un petit écart en période de diète.

Morgane Bertrand – Le Nouvel Observateur

jeudi, décembre 1 2011

Nouveau : des ateliers pour devenir incollables sur la qualité de l'air dans la chambre de vos bébés!

Aujourd'hui je vous présente un tout nouveau concept développé par Sekinah à Nancy : les ateliers de Green Nursery.

Sekinah s'est spécialisée en santé environnementale notamment au travers d'un cursus de formation en Belgique et de ses dix ans d'expérience en santé publique. Depuis le mois d'octobre, elle propose aux heureux parents et professionnels de la petite enfance de la région de Nancy de découvrir avec elle tous les secrets pour limiter la qualité de la pollution de l'air dans la chambre des enfants. Mobilier, peinture, sols ... Tout est passé en revue avec les participants aux ateliers ou lors de consultations individuelles. 

Alors si vous avez la chance d'habiter à l'Est de la France, n'hésitez pas à prendre contact avec elle ... Une adresse : http://www.green-nursery.fr/

jeudi, novembre 17 2011

Vigilance au niveau des jouets ...

Une ONG pointe du doigt les produits chimiques contenus dans les jouets destinés aux enfants. Une batterie de tests en public a été réalisée hier, pour sensibiliser les parents aux méfaits du formaldéhyde, des phtalates, du xylène ou du Bisphenol A.
 


Le réseau d’associations regroupées sous le nom WECF (Women in Europe for a common future), qui est déjà à l’initiative des ateliers « Nesting », organisait hier à Paris une opération de sensibilisation des parents au sujet des produits chimiques cachés dans les jouets pour enfants. Des scientifiques équipés pour détecter les substances toxiques se sont prononcés sur la dangerosité de certains articles comme des puzzles, des poupées, de la vaisselle en plastique ou des ours en peluche.

Bilan : les colles utilisées, mais aussi les mousses synthétiques, et les bois en aggloméré ou contreplaqué peuvent contenir du formaldéhyde, une substance irritant le nez et les voies respiratoires, et identifiée comme un cancérogène du rhinopharynx. Le formaldéhyde se répandrait dans l’air à partir de 19 ou 20 degrés. La solution consiste donc à maintenir la chambre d’enfant à 18 degrés, selon une experte du laboratoire Quad-Lab, laboratoire spécialisé dans l'étude de l'air intérieur. En cause aussi , le Bisphenol A, désormais interdit pour les biberons et tétines, qu’on peut encore retrouver dans les objets en plastique. Pour les peluches, ce sont les retardateurs de flammes bromés qui peuvent s’avérer toxiques ; ces substances sont interdites en France, mais pas à l’étranger et notamment chez les gros producteurs de jouets comme la Chine.

Absence de réglementation
En matière de jouets, il semblerait que les consommateurs ne puissent pas se fier à la norme CE, obligatoire sur les jouets vendus en France, puisque ce sont les fabricants eux-mêmes qui apposent la marque, sans vérification d'un organisme indépendant. Le réseau WECF plaide donc pour la mise en place de contrôles sur les jeux et jouets. Une réglementation européenne adoptée en 2008 va dans ce sens, mais les mesures prises concernant les substances chimiques ne seront pas obligatoires avant 2013.

Ainsi pour Noël 2011, le meilleur conseil donné reste de se fier à des jouets de fabrication française voire européenne, en coton bio ou en bois brut.

jeudi, octobre 13 2011

Mattel passe ses emballages au vert ... sous la pression de Greenpeace

 

La pression médiatique arrive encore à faire avancer les choses comme le démontre la récente décision du groupe Mattel d’exploiter désormais du papier recyclé dans ses emballages.

 

Suite à la compagne de Greenpeace contre la politique d’emballage de Mattel, le groupe vient de réagir.

 

L’association écologique a donc réussi à faire plier (sans jeu de mot) ce géant du jouet sur la question très controversée de sa politique d’emballage. En effet, Greenpeace a pointé du doigt le fait que le groupe choisissait délibérément de s’approvisionner en papier d’emballage auprès d’Asia Pulp and Paper (APP) qui, toujours selon l’association, a un impact destructeur sur les forêts. Après analyse en laboratoire de l’emballage de certains jouets, il serait composé d’un mélange de bois tropicaux.

 

Le fabricant vient de mettre fin aux polémiques. Il annonce que désormais ses jouets dont la célèbre poupée Barbie, seront dorénavant emballés en majeure partie avec du papier recyclé.

 

Un plan de migration est mis en place afin que d’ici la fin de l’année 2011, 70% des emballages papier soient à base de matériau recyclé et de fibres issues du développement durable.

 

Mattel indique que ses efforts continueront pour que ce pourcentage atteigne 85% d’ici 2015.

 

Pour revoir la vidéo de GREENPEACE "Barbie accro à la déforestation !" c'est !

 

mardi, juin 21 2011

Les jouets écologiques à l'honneur à ... Tokyo!

Les jouets écologiques sont à l'honneur à la foire du jouet de Tokyo. Dans un pays qui manque d'électricité depuis le séisme dévastateur de mars dernier, on donne la vedette à des chevaux qui courent grâce à l'énergie des enfants et à des voiturettes hybrides.

PDG
L'éco-pony ne s'alimente qu'à une seule source d'énergie : celle de l'enfant.Comme son nom l'indique, il n'a besoin que de l'énergie des enfants pour avancer. Pour avancer, l'enfant se balance de haut en bas. En utilisant la poignée sur la tête, le pony peut avancer vers la gauche ou la droite grâce à une roue située sous le jouet. Le mouvement est donc tout doux.

On y trouve aussi la voiturette hybride. Les phares s'allument grâce à l'électricité générée par les mouvements de l'enfant.

Enfin, Lego profite de l'évènement pour dévoiler un château traditionnel japonais écologique fait de 25 mille blocs; Ses murs sont faits d'une matière qui absorbe le dioxyde de carbone.

dimanche, juin 12 2011

Double tromperie sur des jouets soit-disant fabriqués en France

Une fois n'est pas coutume, je vous mets aujourd'hui un lien vers ... un concurrent... Dans son blog, Vincent témoigne d'une étrange ressemblance entre un jeu en bois (tracteur forestier en bois) fabriqué en République Tchèque et ... la copie conforme... soit disant fabriqué en France.

Le jeu "français"

Et la home du catalogue Tchèque

Bon, déjà, bof ... pas cool... soit il y a copie soit il y a tromperie ...

Mais là où j'ajoute aussi mon grain de sel, c'est que l'on remarque en bas de la boite du jeu français, une petite annotation qui n'apparaissait pas jusqu'à présent chez nos amis d'Equilibre et Aventure...

Oui, tout en bas à droite, ça ne vous dit rien?

Argh!!! On retrouve ma base line "Made in Chez Nous" ... Alors ... copie ou tromperie les amis?

L'univers du jouet, aussi éthique soit-il, n'est décidément pas si tendre ...

mercredi, mars 23 2011

Les remèdes naturels que l'UE et les multinationales pharmaceutiques veulent vous interdire...

Une directive de l'Union Européenne, la THMPD (Traditional Health Medical Products Directive, aussi appelée directive 2004/24/EC), qui doit entrer en vigueur le 30 avril 2011, est sur le point d'interdire de nombreux remèdes médicinaux à base de plantes, utilisées depuis des milliers d'années, et sans les effets secondaires des médicaments allopathiques (issus de la pétrochimie).

Cette directive impose en effet une nouvelle procédure d'agrément pour les préparations thérapeutiques à base de plantes, similaire à celle des médicaments (!). En d'autres termes, pour le fabricant, la facture ressort à entre 105 000 à 180 000 euros par plante... Ce qui est totalement rédhibitoire pour les TPE/PME qui les produisent, généralement de manière artisanale..

Des centaines de plantes européennes sont concernées, mais également toutes les plantes de la médecine traditionnelle chinoise (MTC) et toutes celles de l'Ayurveda (médecine indienne).

Une association européenne, Alliance for Natural Health (ANH) est en train de déposer un recours. L'ANH a réussi à réunir des fonds pour couvrir les frais judiciaires devant les tribunaux européens. Il est possible qu'elle parvienne à faire condamner l'UE pour abus de pouvoir, et ainsi permettre de stopper la mise en application de cette directive.

Cette action reste cependant peu connue du grand public, et il est nécessaire de manière urgente de se mobiliser afin de soutenir l'action de l'ANH en signant la pétition (près de 100 000 signatures déjà, mais il en faut plusieurs centaines de milliers) que vous trouverez sur le site du Collectif pour la défense de la médecine naturelle.

Ce collectif est en train de s'organiser pour déployer cette pétition dans toute l'Europe.

A l'heure des affaires comme celle du Mediator, où les spécialistes parlent de dizaines de médicaments toxiques qu'il faudrait interdire, il est plus qu'urgent d'agir. Comme le dit le manifeste de l'ancien résistant Stéphane Hessel : "indignez-vous !"...

dimanche, janvier 16 2011

Jouets dangereux : "La meilleure pression sur les fabricants, c'est de privilégier la qualité sur la quantité"


Le tapis-puzzle a été interdit à la vente pour une durée de trois mois, lundi 13 décembre.

Le tapis-puzzle a été interdit à la vente pour une durée de trois mois, lundi 13 décembre.AFP/ISABELLE WIRTH

Je ne me foule pas aujourd'hui, et je vous retransmets telle quel une interview fort intéressante d'Elisabeth Ruffinengo, chargée de mission à l'association WECF (Women in Europe for a Common Future) au Monde.

Comment peut-on savoir si un jouet est dangereux ou pas pour son enfant ?

A priori, il n'y a pas de solution à donner en une phrase, c'est difficile. Il faut regarder d'abord s'il y a des logos autres que le logo "CE", qui n'est pas un gage suffisant de sécurité au niveau des jouets. Il faut chercher des indications telles que "sans phtalates", "sans PVC", "spiel gut" ou "œkotex" pour les textiles.

On peut aussi se fier à l'indication "GS". Mais cette liste n'est pas exhaustive.

Les composants ne sont généralement pas mentionnés sur les jouets. C'est un problème, non ?

C'est une différence entre jouets et cosmétiques, par exemple. Pour les cosmétiques, il y a la liste de tous les ingrédients du produit. C'est souhaitable pour les jouets, cela permettrait aux parents de se repérer plus facilement.

Au niveau de l'étiquetage, il faut attendre l'émergence d'un écolabel au niveau européen, qui soit plus exigeant. On a déjà des labels nationaux, comme le label allemand "Ange bleu" ou le label "NF environnement" pour les jouets.

Le guide jouets que nous avons édité donne plus de détails, on y donne des conseils généraux sur la manipulation des jouets, sur les gestes simples à faire pour réduire les risques.

J'ai moi-même passé beaucoup de temps à jouer avec des enfants sur un tapis de ce type. Le risque est-il important en cas de simple contact avec la peau ?

Ce produit peut causer des irritations de la peau. Ensuite, tout dépend du tapis lui-même, puisqu'on n'a pas de certitude sur le fait de savoir si tous les tapis-puzzles sont concernés. Il faut attendre les résultats des tests en cours en France pour le savoir. Mais a priori, on ne peut pas exclure ni rendre systématique le risque lié au formamide, une substance qui est reprotoxique – elle perturbe le système reproducteur. Elle est classée comme telle par l'Union européenne.

Les autres risques sont des allergies, des irritations de la peau et des yeux et des troubles des voies respiratoires.

Le système Rapex avait épinglé ces puzzles, mais à cause de la taille des éléments qui les composent, des petites parties, qui peuvent être ingérées. Si en plus il y a ingestion d'une partie d'un puzzle, c'est d'autant plus dangereux.

La suspension de la vente des tapis-puzzles témoigne-t-elle d'une implication nouvelle du gouvernement français sur le sujet ?

Il existe des politiques de santé publique en Europe et en France qui doivent prendre en compte les impacts de l'environnement sur la santé. Il y a le Plan national santé environnement en France, qui vise les populations vulnérables, les enfants en premier lieu.

Toute une partie est dédiée par exemple à la qualité de l'air intérieur, à l'étiquetage des cosmétiques pour enfants, etc. Ensuite, il faut traduire ce plan en actions, il faut mettre le plan en œuvre, et on voit encore malheureusement que les pouvoirs publics réagissent à un problème plutôt que de prévenir les atteintes à la santé de l'enfant liées à l'environnement.

On peut souligner quand même qu'il y a un progrès au niveau des objectifs politiques affichés, et ensuite il faut que ces objectifs se traduisent par des mesures concrètes.

J'ai l'impression que les alertes aux consommateurs sur les jouets dangereux sont d'abord lancées par des associations. N'est-il pas temps que le gouvernement se saisisse de ce sujet ?

Si, bien sûr, il est temps. On peut voir que malheureusement, c'est une réaction plutôt qu'une prévention qui est faite. A un moment, un produit est montré du doigt, ce qui débouche sur un retrait du marché.

Mais il faudrait dépasser la démarche substance par substance et produit par produit. Je pense notamment au bisphénol A et aux biberons. Nous souhaiterions que le principe de précaution soit appliqué aux politiques de protection de la santé, notamment de la santé de l'enfant. Et sur le thème des puzzles en mousse, je m'interroge sur le silence du ministère de la santé, sur le fait qu'il n'y a pas eu de déclaration ou d'action commune des deux ministères : protection du consommateur et ministère de la santé.

Sur ce thème des jouets, l'Allemagne, en tant qu'Etat membre de l'Union européenne, demande officiellement une révision de la directive européenne "sécurité des jouets" adoptée en 2009, sur le thème des substances chimiques, dont plusieurs sont ciblées par cette demande.

Les jouets des marchés de Noël, souvent achetés en gros dans des entrepôts, répondent-ils aux normes CE ?

On ne peut pas a priori les taxer d'être plus dangereux que d'autres. Il se peut que certains n'aient pas de marquage CE. Dans ce cas, évidemment, il ne faut pas les acheter.

Ensuite, il est difficile de connaître la composition d'un jouet a priori sans test, puisque les tests réalisés par exemple en Allemagne récemment ont montré la présence des substances dangereuses dans des jouets à la fois plutôt chers et dans des jouets très bon marché.

Quid des bracelets en silicone tant à la mode en ce moment dans les cours d'école ?

Certains produits, comme les accessoires de mode pour enfants, ne sont pas considérés comme des jouets. Je ne sais pas si ces bracelets sont considérés comme des jouets.

Si ces bracelets sont en silicone alimentaire, comme le dit l'internaute, celui-ci est vraiment très sûr. Un conseil : nous vous invitons à envoyer au distributeur du produit une lettre, dont nous proposons un modèle sur notre site Internet, pour savoir si le produit contient certaines substances chimiques identifiées par la réglementation européenne sur les substances chimiques.

Comme ils sont en plastique mou, on pourrait trouver dans ces bracelets des phtalates, qui sont des assouplissants du plastique connus pour perturber le système hormonal. Mais seul un test peut permettre de déceler la présence de phtalates dans ce produit.

Ne pensez-vous pas qu'interdire ces "tapis-puzzles" est une goutte d'eau dans la mer car les substances nocives sont omniprésentes dans la vie quotidienne des enfants ?

Evidemment, les substances nocives sont omniprésentes dans l'environnement de l'enfant. Mais cette mesure est un signe encourageant qui montre que les pouvoirs publics peuvent agir très vite, et pour nous, c'est plutôt un signe positif.

Les parents peuvent aussi agir pour exiger des politiques plus protectrices de la santé de l'enfant, notamment en soutenant les associations qui agissent dans ce cadre au quotidien.

Nous vous invitons à vous renseigner sur les ateliers "nesting" que nous proposons sur notre site projetnesting.fr.

Cette polémique alimente le discours protectionniste anti-chinois. Mais les fabricants européens et français sont-ils insoupçonnables?

C'est une bonne question. Nous ne souhaitons pas associer la dangerosité d'un produit à sa provenance géographique. Actuellement, plus de 90% des jouets vendus en Europe sont fabriqués en Asie, principalement en Chine, mais les fabricants chinois et asiatiques développent aussi de bonnes pratiques.

Des entreprises françaises s'engagent aussi dans l'éco-conception et proposent des produits plus sûrs. Sur la question du protectionnisme, je voudrais dire que quel que soit le pays, il nous apparaît important de privilégier des produits locaux, de qualité.

Par exemple, imaginons une entreprise qui est dans le Jura et qui fabrique des jouets en bois brut à partir de bois locaux qui seront non vernis et donc auront une haute qualité.

Certains jouets en bois sont-ils dangereux ? Et si oui, lesquels ?

Pour le bois, le risque qu'on peut y associer, c'est la présence dans le bois de colles contenant du formaldéhyde, c'est-à-dire du bois contreplaqué. Le formaldéhyde est un cancérigène, et notamment un irritant des voies respiratoires.

Pour le bois, il faut vérifier aussi que les peintures sont de qualité alimentaire, qui seront plus sûres que d'autres. Il faut donc privilégier des jouets en bois brut ayant été peints avec des peintures alimentaires.

Il existe de nombreux sites de vente de jouets écologiques : par exemple Natiloo, Jeujouethique ou Lethichou.

Un rapport récent a souligné le caractère dangereux des lampes LED blanches et bleues pour les enfants. Pourtant, les hypermarchés continuent à en vanter les mérites. Qui croire, que faire ? Faut-il jeter les guirlandes achetées l'année dernière pour décorer le sapin ?

Il ne faut pas utiliser les LED en lampe de chevet. Ni les LED ni les ampoules basse consommation.

Comment faire pression sur les fabricants pour les contraindre à ne plus utiliser de substances toxiques ?

Tout d'abord, en tant que parents, en s'informant. Et la meilleure pression est de privilégier la qualité des jouets sur la quantité. Je parlais tout à l'heure des modèles de lettres à envoyer aux fabricants et aux distributeurs. C'est l'une des actions que peuvent avoir les parents pour montrer qu'ils sont attentifs au contenu des produits.

Plus il y aura de demandes de la part des consommateurs, plus les fabricants verront un intérêt sanitaire et économique à fabriquer des produits répondant à leurs attentes. Il faut souligner que cela reste difficile pour la grande majorité du grand public de s'informer en profondeur sur ce thème, mais c'est la seule façon à ce jour de faire pression. Il faut aussi poser des questions.

Est-il possible d'imposer des normes "écolos" pour les jouets ?

La France élabore actuellement un référentiel pour la marque "NF environnement jeux et jouets" qui ira bien plus loin que la directive européenne.

Une façon de faire pression est de privilégier l'achat de jouets écologiques, plus sains, et labellisés de manière indépendante. Je vous invite à consulter notre guide jouets, qui donne des conseils en la matière. Une fois que la réglementation est votée, la marge de manœuvre est déjà plus réduite. C'est pourquoi il est important de soutenir l'ensemble des ONG qui agissent en amont, lors de la prise de décision sur les réglementations.

Dans quels autres produits – jouets ou pas – trouve-t-on ce formamide dont on n'avait jamais entendu parler ?

Le système Rapex avait rappelé en 2006 une veste en cuir qui contenait des taux élevés de formamide. C'est la seule indication sur cette substance que j'ai. Malheureusement, actuellement, sur le marché, il y a un très grand nombre de substances chimiques utilisées, et il est difficile d'en avoir un inventaire complet.

On peut encourager les citoyens à demander à leurs élus locaux, pourquoi pas, la mise en œuvre de la réglementation Reach adoptée en 2006, qui vise entre autres à informer le consommateur sur les substances chimiques dangereuses présentes dans les produits de consommation courante.

vendredi, décembre 24 2010

Enfin une norme environnementale sur les jouets en France!

Alors que les tapis-puzzle viennent d’être retirés du marché pour trois mois, en raison de leur possible toxicité, l’Association française de normalisation (Afnor) a annoncé la création d’une norme NF Environnement pour identifier les jeux et jouets exempts de substances dangereuses.

Dès la fin du premier semestre 2011, ce label sera visible sur les produits destinés aux enfants de moins de 14 ans, et fabriqués sans métaux lourds, parfums, phtalates et autres produits toxiques.

Jusqu’à présent, mis à part les labels Oeko-tex pour le textile et L’Ange Bleu pour les jouets en bois, les parents n’avaient aucun moyen de s’assurer que les jouets de leurs bambins ne contenaient pas de substance dangereuse.

Ledit sésame sera accordé aux produits certifiés sans substances dangereuses (phtalates, formaldéhydes) ni métaux lourds (arsenic, baryum, cadmium, chrome, mercure, plomb etc.), ni nanomatériaux. Seuls les jouets en bois, textile, cuir, plastique, caoutchouc, avec des matériaux de rembourrage, papier ou carton pourront être labellisés, et le mode de fabrication ainsi que la contribution à l’effet de serre seront également examinés. 

Pour être labellisés, les jouets doivent répondre, quel que soit le matériau, à des critères généraux comme l'absence de substances dangereuses, absence de métaux lourds, absence de parfum, de nanomatériaux, respect de la sécurité des jouets, absence de phtalates….

Par ailleurs, les produits sont soumis à des critères spécifiques par type de matériau, des critères sur les process de fabrication de chaque matériau, des critères sur la contribution à l'effet de serre, et des critères d'aptitude à l'usage.

Lancé dès la fin du premier trimestre 2011, l’éco-label ne devrait cependant voir le jour qu’en 2012.Instaurée l’an passé, la directive européenne prévoyant de réglementer l’utilisation des mélanges et substances toxiques des jouets, elle, n’entrera en vigueur qu’en 2013.

mardi, décembre 14 2010

Bientôt la fin des tapis-puzzles toxiques en France?

Les tapis-puzzle, présents depuis plusieurs années dans les magasins de jouets, pourraient être nocifs pour les enfants. Au nom du principe de précaution, la Belgique a décidé de les faire retirer du marché dès vendredi.

 

 

En France, Frédéric Lefebvre, secrétaire d’état à la consommation, vient de saisir la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes, qui devrait statuer avant la fin d’année.

 

Les tapis-puzzles sont composés de grandes dalles de plastique formant un revêtement proche de celui des centres aérés ou des salles de gymnastique. La souplesse du plastique est obtenue grâce au formamide, un solvant industriel qui se révèle cancérigène lorsqu’il est inhalé ou ingéré, et irritant pour les yeux et la peau.

 

D’après une étude menée par plusieurs associations, en Belgique, en Italie et en Espagne, la nocivité du produit est établie depuis 2009. Selon eux, la majorité des tapis-puzzle, trop riches en formamide, doivent être retirés du marché.

 

D’après le gouvernement belge, l'interdiction des tapis juste avant les fêtes n'est qu'une anticipation d'une directive européenne, qui devrait interdire les produits contenant du formamide en 2013.

lundi, décembre 13 2010

Meccano relocalise

Dans le contexte actuel de la crise mondiale, le marché du jouet révèle une grande stabilité grâce au choix des consommateurs de préserver les enfants. Après avoir élargi, adapté et diversifié son offre, ce qui lui a valu de délocaliser sa production en Chine, Meccano a décidé d’optimiser sa production dans son usine historique de Calais.  

 

Depuis le printemps 2010, l’entreprise centenaire fabrique 5 de ses 9 gammes à Calais.

L’objectif de cette relocalisation partielle est de gagner plus de souplesse et de flexibilité pour mieux répondre à la demande du marché. Meccano est en effet convaincu qu’un gain de 2 mois sur les délais de livraison optimisera à terme la demande.

Si les coûts de production en France restent plus élevés que dans d’autres zones géographiques, Meccano prévoit cependant de compenser l’augmentation des coûts unitaires de production par une meilleure absorption des frais fixes de l’usine Calaisienne.

Michael Ingberg, Directeur Général, mise sur l’optimisation de la taille et du fonctionnement du site de production en augmentant de 20% sur 2 ans, le nombre de produits fabriqués en France.

Répondre aux attentes du marché, contourner les difficultés de la crise mondiale, l’exercice n’est pas simple. Meccano mise sur la réaffectation de la fabrication de lignes de produits sur son site de production à Calais pour mieux rebondir, et surtout protéger et pérenniser les emplois en France.

Meccano investit sur le « made in France » et espère que les consommateurs seront sensibles à sa démarche.

Alors, même si l’on reste dans le règne du jeu en plastique, nous on dit OUI à Meccano !

mardi, novembre 23 2010

Les jouets pourraient encore contenir des phtalates

Je vous relaie un court article lu aujourd'hui sur famili.fr sur les dangers des jouets, une fois de plus ...

Les jouets fabriqués hors de l'Union européenne, notamment en Chine, pourraient encore contenir des phtalates, des composants chimiques, susceptibles de provoquer des troubles de la fertilité.

Certains produits, fabriqués hors de l'Union européenne, notamment en Chine, pourraient encore contenir des phtalates. Ces composants chimiques seraient en effet néfastes pour le système reproducteur de l'enfant. Comment identifier les articles qui en contiennent ? L'étiquetage obligatoire permettant de signaler la présence de phtalates n'existe que dans des cas particulier, notamment dans le domaine médical (lire l'article "Les phtalates, bientôt bannis des hôpitaux ?"). En ce qui concerne les jouets, il est préférable de privilégier ceux qui ont une certification de fabrication européenne. Rappelons que depuis 1999, l'Union européenne a interdit huit phtalates utilisés dans des produits destinés aux enfants de moins de trois ans.

Des jouets dangereux

Par ailleurs, les derniers rappels de tricycles Fisher Price, de Barbie ou de lanternes Nature et Découvertes... confirment que les jouets peuvent être dangereux pour les tout-petits. Ainsi, pour éviter les risques d'ingestion ou encore d'étouffement... l'association écologique Women in Europe for Common Future (WECF) propose un guide permettant d'acheter des produits en toute sécurité, sur le site www.projetnesting.fr

Les Mômes de Terre en décembre

Pour découvrir les jouets écolos, les doudous bios et les jeux en bois des Mômes de Terre, voici quelques rdv à noter pour les prochains week-ends.

Les 26/27 novembre : rdv à la Foire Bio de Douarnenez dans le Finistère

Le 11 décembre : on vous attend avec la ludothèque Au Bois des Ludes au joli marché de noël paysan de St Pern (35).

Les autres jours : ventes privées, comités d'entreprise ... Renseignez vous pour l'année prochaine!

samedi, novembre 6 2010

Nouveaux jeux en bois éthiques pour Noël

Ils sont tout beaux, ils sont tout bios mes nouveaux joujous en bois!

Il y a le petit lapin à tirer, la girafe à empiler ou encore le petit singe à accrocher partout! Tout un monde animal à découvrir chez les Mômes de Terre.

  

Ces jolis jouets en bois sont fabriqués en Allemangne avec du bois d'érable provenant de forêts certifiées PEFC ou FSC. Les couleurs utilisées sont également respectueuses de l'environnement et inoffensives (peintures alimentaires et cire d'abeille). Enfin, ces jouets sont testés au niveau de la sécurité par le très strict label Tüv qui garantit la robustesse et la durabilité de ce jouet.

mercredi, novembre 3 2010

Produits verts : les fabricants mentent à tour de bras!

Selon une étude publiée par TerraChoice, plus de 95 % des produits de consommation qui ont des prétentions vertes commettent  au moins l'un des «péchés» de mascarade écologique. La mascarade écologique est le fait de tromper les consommateurs à propos des pratiques environnementales d'une entreprise ou des avantages environnementaux d'un produit ou service.

 

 

 

Cette troisième étude annuelle de TerraChoice a examiné 5 296 produits munis de prétentions environnementales au Canada et aux États-Unis. Entre mars et mai 2010, les chercheurs ont visité 19 détaillants au Canada et 15 aux États-Unis. Parmi les faits saillants :

-Les produits verts ont augmenté de plus de 73 % par rapport à 2009.

-Plus de 95 % des produits de consommation qui prétendant être verts sont coupables d'au moins un des «péchés» de mascarade écologique.

-4,5 % des produits sont maintenant exempts de péché, comparativement à seulement 1 % en 2007.

-100 % des jouets et 99,2 % des produits pour bébé sont coupables d'une certaine forme de mascarade écologique.

-Les prétentions concernant l'absence de bisphénol A ont augmenté de 577 % depuis l'étude de 2009 et apparaissent plus fréquemment sur les jouets et produits pour bébé que dans toutes les autres catégories examinées.

-Les prétentions concernant l'absence de phtalates ont augmenté de 2 550 % depuis 2009.

 

Téléchargez l'étude complète ici

mercredi, octobre 27 2010

Les jouets en bois du Jura ne connaissent pas la crise

Il est bientôt l'heure de remplir sa hotte pour les fêtes de Noël. Cette année encore, la tendance favorise les fabricants de jouets en bois.

L’occasion pour leprogres.fr d’interviewer les fabricants de jeux en bois pour savoir si leur production est réellement « Made in Jura » …A vous de décoder (c’est un peu facile … j’ai mis des GROS indices en gras !)

 

 

 

 Le jouet en bois, spécialité des fabricants jurassiens, a-t-il toujours les faveurs des consommateurs, quelques semaines avant les fêtes de Noël ?

Affirmatif, si l'on en croit les protagonistes du département. En 2009, déjà, la crise économique favorisait, paradoxalement, les jouets en bois. « Nos produits sont demandés et plébiscités ; la tendance 2009 reste très marquée. Un jouet « made in France» pour la plupart, une valeur sûre donc, et des matériaux qui privilégient le naturel, voilà deux paramètres qui ont séduit les clients. « Nos jouets sont en bois, une matière noble, qui reste dans le temps et attire toujours une catégorie grandissante de consommateurs », explique-t-on au service marketing de Vilac, à Moirans-en-Montagne. « Il y a un côté rassurant : les gens ne veulent pas acheter n'importe quoi », avance de son côté Catherine Varacca, PDG deJeuJura, dont la totalité de la production se trouve à Saint-Germain-en-Montagne. [ …]. Même satisfaction du côté de Janod-Juratoys. « Le marché du jouet est en très légère progression », indiquent le PDG Pascal Bernard et le directeur général Ludovic Martin. Une bonne santé qui se répercute sur l'entreprise via deux facteurs : «Notre collection Janod 2010 compte cent nouveautés et les produits utilisés pour nos jouets sont naturels, respectueux de l'enfant comme de l'environnement ». Là aussi, la crise conduit les consommateurs vers les jouets en bois, considérés comme « une valeur refuge », explique Ludovic Martin, « ils sont résistants et indémodables ».

 

Côté production, le « made in France» et, a fortiori, le « made in Jura» jouissent d'une bonne image auprès des consommateurs, mais cette donnée marketing est à relativiser. Vilac produit, en effet, la moitié de ses jouets à Moirans-en-Montagne, l'autre moitié en Europe, en Indonésie et en Chine. De son côté, Janod-Juratoys partage sa production entre le Jura et le reste du monde (Europe/Asie). À noter que la totalité des jouets Vilac reviennent sur le site de Moirans-en-Montagne pour passer les contrôles qualité. Les usines de production Smoby Toys sont quant à elles situées dans le Jura (Moirans, Arinthod, Lons) et à Groissiat dans l'Ain.

lundi, octobre 25 2010

Barbapapa, 40 ans, héros écolo Made In China

Brave Barbapapa… A 40 ans, le personnage dessiné par Talus Taylor occupe toujours une place de choix aux rayons jouets, chez les libraires et dans l’imaginaire des enfants.
Ce que l’on sait moins, c’est que la famille Barbapapa est, dans la littérature enfantine, une pionnière en matière d’écologie: dans les histoires signées Annette Tison, ces sympathiques personnages font face à la pollution des usines, refusent d’habiter en HLM, préférant se construire une maison dans la nature alimentée en énergies renouvelables, et vont même jusqu’à s’exiler sur une planète lointaine le temps d’un épisode, dépités par le comportement des humains vis-à-vis de la Terre… Barbapapa est sans conteste un héros écolo. 



A l’occasion de la présentation par Jemini de peluches et produits pour enfants à l’image des Barbapapa (une gamme sous licence, licence gérée en France par TF1), l'Express a voulu en savoir plus sur la façon dont sont fabriqués ces produits: le processus est-il aussi responsable que peut l’être, dans les histoires, ce papa chewing-gum? L’occasion d’un échange nourri avec Thierry Bertoux, DG de Jemini. 

Cette interview est disponible sur le blog de l'Express. N'hésitez pas à y apporter vos commentaires. 

On y apprend que si Barbapapa vient de Chine .. ce n'est pas de sa faute! D'abord, il n'est pas si malheureux que ça! Jamais il n'a été choppé en train d'être fabriqué par un petit Chinois dans de mauvaises conditions de travail. Et puis, s'il est synthétique, de quoi se plaint il? Il est tout doux comme ça, et il a procuré du travail aux industries pétrolières. Et puis bon, il y a déjà tellement de normes que , hein, ça va quoi! 

A vous de juger!

samedi, octobre 9 2010

Mattel rappelle plus de 10 millions de jouets

Le fabricant américain de jouets et articles de puériculture Fisher Price a rappelé jeudi plus de dix millions d'articles aux Etats-Unis et au Canada en raison de divers dangers potentiels. "Un enfant peut heurter, s'assoir ou tomber sur la clé de contact en plastique qui dépasse, causant un risque de sérieuse blessure, y compris des saignements génitaux", indiquent la Commission américaine de sureté des produits à la consommation et l'agence équivalente au Canada (Health Canada) dans un communiqué commun. Les autres produits rappelés comprennent 2,8 millions de jouets, y compris des balles gonflables dont les valves "peuvent se détacher et représenter un risque d'étouffement pour les jeunes enfants", notent les deux agences. Les rappels comprennent en outre plus d'un million de chaises hautes en raison de la présence de vis représentant "un risque de lacération", et 120.000 rampes pour petites voitures en raison de risques d'étouffement.

En France, aucun incident n'a été signalé jusqu'à présent, mais Mattel demande de "ne plus utiliser" quelque 20.700 produits. Il s'agit des tricycles Fisher-Price (réf. 72.639 et 77.792), de la chaise haute Link-a-doos (réf. G5919) et de la chaise haute Close to me (réf. J7742), du Ballon Parc (réf. 73.408), de Tunello'Glisse (réf. B2408), des Muro Jeux (réf. H5704), du Tapis Maison Gym Aquarium (réf. H8094), de Bat and Score Goal (réf. K0476) et de Fisher-Price little people grande ville wheelies (réf. T5095).

"Seul un élément de ces produits est susceptible de poser problème et nécessite d'être remplacé", indique le groupe Mattel. Mais, "par mesure de précaution", le groupe demande de "ne plus utiliser les produits concernés" et de "contacter Mattel France" au 0805 800 248. Les informations sur les produits concernés sont sur le site www.allomattel.com.

mardi, septembre 28 2010

Un nouveau jouet bio fabriqué en France

J'ai enfin trouvé la pâte à modeler de mes rêves! Elle est 100% naturelle et artisanale, fabriquée à partir de composants alimentaires. Et, cerise sur le gâteau, elle nous vient de France. J'ai mis du temps car toutes les pâtes à modeler écolo que je trouvais jusqu'à présent étaient fabriquées en Allemagne. C'était déjà pas mal mais on pouvait faire mieux!

L'entreprise qui fabrique cette pâte à modeler est artisanale et située en Haute Savoie. Elle achète ses matières premières en gros conditionnements sur des sites locaux (<10km). Seuls les colorants alimentaires sont achetés de l'autre côté de la frontière, en Suisse, pour garantir leur qualité. Notre pâte a modeler est 100% naturelle, non toxique et elle peut être ingérée sans danger pour les petits. Les conditionnements eux, sont en polypropylène recyclé. Les choix de couleurs sont larges et vous permettront de laisser libre cours à votre imagination.
Sur la petite boutique des Mômes de Terre, je vous propose cette pâte à modeler écologique en 3 kits de couleurs : primaire, complémentaire et ... spécial (avec une surprise : une pâte à modeler phosphorescente!).

- page 1 de 5