Le blog des mômes écolo

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dimanche, octobre 27 2013

Les jouets, comment s'y retrouver?

Jouer est avec dormir et manger l’activité principale des enfants. Sa peluche pour meilleur ami, des châteaux faits de cubes, des chefs d’œuvre artistiques en papier, des mondes nouveaux sortis de son imagination, voilà la vie de votre enfant. Les qualités principales du jouet : être adapté à l’âge de l’enfant, être solide et ne pas présenter ni risques de sécurité, ni de danger pour la santé.

La sécurité

La sécurité des jouets vendus dans l’UE est vérifiée, ce qui n’empêche pas certains accidents. Le label « CE » permet de vérifier si le fabricant respecte ces règles. Mais ça n’est pas suffisant. Même si certains phtalates sont interdits dans les jouets pour les enfants de moins de 3 ans, la réglementation autorise encore des traces de substances comme les retardateurs de flammes, le formaldéhyde, et les tests de jouets détectent encore des substances CMR (cancérigènes, mutagènes et reprotoxiques).

Les matières à privilégier

Choisissez de préférence des matériaux naturels (coton bio, bois brut...), et des jouets peints avec des peintures naturelles à l’eau et sans fragrances ou parfums parfois allergènes. Evitez le PVC (contenant du chlore et des phtalates) et le bois contreplaqué (formaldéhyde). Vérifiez que les jouets sont résistants à la salive et à la sueur.

Découvrir le monde en jouant

Les bébés apprennent beaucoup et vite, mais mieux vaut ne pas trop les solliciter. Dans les premiers temps, des jouets simples (peluche, hochet, trapèze...) sont suffisants. Mieux vaut que l’enfant joue sur un tapis ou une couverture. Il aime aussi jouer avec d’autres objets de la vie courante, tant qu’ils ne contiennent pas de substances dangereuses et ne risquent pas d’être avalés. Privilégiez la qualité autant que possible !

Les labels utiles

Tous les labels et les systèmes de certification ne possèdent pas de critères d’évaluation suffisamment stricts. Les tests ne sont pas toujours réalisés par des experts indépendants et certifiés.
L’ADEME vous fournira plus d’informations.
Des labels permettent pourtant de mieux vous repérer :

  • GS et Spiel Gut pour la sécurité
  • Öko-test 100 pour les jouets textiles
  • bois écogéré FSC et bientôt Blaue Engel (innocuité des composants, strict) pour les jouets en bois

De nombreux sites proposent des jouets écologiques, et des marques sont spécialisées dans ce domaine (ex : les peluches WWF) et les organisations de protection des consommateurs (comme l’Öko-Test allemand) réalisent régulièrement des tests de jouets bien utiles pour s’y retrouver.

mardi, avril 30 2013

Les etapes du developpement

De 0 à 6 mois : Comprendre le monde

Pendant les premiers mois, le bébé essaie encore surtout de se familiariser avec son environnement. Les bruits, la lumière, les odeurs et les couleurs – tout est nouveau pour le bébé.

L'enfant apprend bien vite à « comprendre » le monde qui l’entoure : tenir en main, regarder, mettre dans la bouche : le bébé sonde son entourage avec tous ses sens. Il découvre tout d’abord ses propres mains, puis il tient en main des objets légers faciles à tenir lorsqu’on les lui donne dans la main.

Tout ce qui produit des bruits lorsqu’on le secoue est particulièrement passionnant pour bébé. Le tout-petit observe son entourage avec grande attention : il se familiarise avec son entourage et reconnaît des choses : cette « re-connaissance » est importante pour développer la confiance en soi : cette confiance instinctive lui donne la force de continuer son voyage de découverte pour comprendre le monde…

6 à 12 mois : Toucher, découvrir, reconnaître

Presser, secouer, mordre, sentir, goûter : pendant cette phase, les enfants sont ravis d’expérimenter avec tous les sens pour commencer à comprendre les relations entre les choses.

Les bébés reconnaissent leur entourage familier, ce qui les réjouit manifestement : le premier sourire est suivi de nombreux autres moments joyeux !

Coucou ? Là ! L’enfant comprend désormais que les choses qui disparaissent de son champ de vision ne sont pas « parties » et commence à les chercher.

Le nom donné à chaque chose de ce monde simplifie la communication et l’enfant commence à comprendre, même si ses babillements sont la plupart du temps incompréhensibles.

12 - 18 mois : Partir à la conquête du monde en s’amusant…

Pourquoi la balle roule-t-elle quand je la pousse ? Quel goût est-ce que cela a, comment est-ce que c’est au toucher ? Comment est-ce que cela sent ici ? ... Est-ce que je peux vraiment m’y mettre ? Les enfants sont visiblement ravis de découvrir le monde en s’amusant.

Ces parcours de découverte constituent en même temps une base importante pour comprendre les formes, les poids, les sons et les couleurs.

Entraîner les capacités motrices est extrêmement important, parce qu’ils peuvent ainsi contrôler ce qu’ils font. Cela donne un sentiment d’autonomie aux enfants et ils sont fiers de « pouvoir le faire tout seul ».

Outre les capacités motrices, le centre de la parole se développe lui-aussi. À partir des babillements incompréhensibles se forment brusquement des paroles claires. Ce vocabulaire s’élargit petit à petit activement. Les rimes d’enfants, les chansons et les livres simples animent les enfants à parler et complètent le vocabulaire actif.

18 - 24 mois : Découvrir, se rappeler, imiter, comprendre...

Les enfants évoluent dans un entourage de plus en plus grand. Ils se réjouissent des mouvements et de tout ce qui bouge. Ils explorent de préférence le plus possible tout seuls. Ils s’amusent à produire eux-mêmes des bruits et des mouvements.

Les enfants peuvent désormais déjà citer et différencier les premières couleurs (jaune, rouge, vert, bleu) et formes (rond, carré, triangle). Ils sont curieux d’expérimenter et créent leur propre ordre en enfichant, empilant, construisant et triant. Ils découvrent en s’amusant et comprennent peu à peu les rapports de causes à effets.

vendredi, mars 22 2013

MADE IN FRANCE – Des sites français d’information délocalisés en Tunisie

Voici un article paru dans Lemonde.fr.

Plateforme d'assistance téléphonique, construction automobile, usines textile, ... le site Arrêt sur images met en lumière une délocalisation d'un nouveau genre : celle de l'information.

Alerté par un de ses lecteurs sur des annonces d'emploi publiées par la société Hi-Content, le site a mené l'enquête  "Une agence basée à Tunis travaille en réalité pour plusieurs médias d'information locale en France : Bordeaux.actu.fr, Lyon.actu.fr, et Toulouse.actu.fr", révèle Arrêt sur image. Les mentions légales de ces sites permettent au journaliste de remonter à la source : "Il s'avère que c'est une filiale d'une entreprise française de régie publicitaire Hi-Media, fondée par l'entrepreneur Cyril Zimmermann", poursuit le site. Ce dernier a été "un des actionnaires historiques de Rue 89, et a fait partie de son conseil de surveillance". En outre, "la régie Hi-media s'est fait connaître récemment en sortant de son activité de régie et en participant, de manière minoritaire, au rachat du quotidien La Tribune".

Les conditions de travail, elles, relèvent de l'exploitation. "Selon nos informations, l'agence emploie 25 personnes, qui n'ont pas le statut de journalistes. Ce sont tous des diplômés bac+5 ou +6, diplomés d'économie, de finance, de langues. Aucun d'entre eux n'a jamais travaillé dans la presse". Les salariés sont payés environ 300 euros par mois, et doivent produire entre 10 et 15 articles par jour, relate Arrêt sur image, qui a pu contacter un salarié, celui-ci évoquant "de l'esclavage moderne"."Nous sommes même soumis à des tests de rapidité, et devons écrire 50 mots par minute". Leur statut est très précaire : "pas de contrat de travail, et on est payés en cash. Si on arrive dix minutes en retard, on est immédiatement virés".

Plus étonnant, relève le site, "on trouve une autre annonce signée Hi-Content sur le site de l'ambassade de France en Tunisie".

Arrêt sur images pose, finalement, la question essentielle : comment des 'journalistes', basés à Tunis, se débrouillent-ils pour fournir de l'information locale à des lecteurs du sud de la France ? La réponse est limpide : "les rédacteurs sont abonnés à toutes les newsletters institutionnelles : préfecture, mairie, communauté de communes. Une solution économique, même si les informations ne sont pas de toute première fraîcheur".

Mais surtout, "on pompe tous les sites d'actu locaux", avoue candidement un salarié. Les rédacteurs "puisent leurs infos dans l'ensemble des titres de presse quotidienne régionale", (la Dépêche du midi pour Toulouse, le Progrès pour Lyon, Sud Ouestpour Bordeaux, les rédactions de 20 minutes de chacune de ces villes, mais aussi les médias radios et télévisés). Selon Arrêt sur images, "des sites similaires sont en projet sur les villes de Caen, Nice et Paris."


Source :http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2013/03/22/made-in-france-des-sites-francais-dinformation-delocalises-en-tunisie/

lundi, mars 11 2013

PAPILI, c'est fini

Vous avez été très nombreuses à nous demander les doudous de PAPILI, notamment les balles et les cubes musicaux.

Comme vous, et vos ptits bouts d'chou, nous aimons beaucoup ces créations originales, pleines de couleurs et remplis de douceur...

Seulement voilà, au moment de repasser une commande, nous apprenons que l'aventure PAPILI s'est terminée il y a 1 an déjà : le 9 Mars 2012, la société a été liquidée, et c'est bien dommage...

Il nous reste quelques doudous PAPILI que vous pouvez retrouver sur :

www.momes-de-terre.com/papili/

jeudi, février 21 2013

Connaissez-vous l'AMEL (Abonnement pour le Maintien d'une Edition Libre)

Une initiative des Editions Pour Penser à l'Endroit!



Basé sur le principe des AMAP, Les Editions Pour Penser a l'Endroit nous propose "un panier à lire" que vous recevez directement chez vous 3 fois dans l'année:

« Comme dans une AMAP, on ne sait pas à l’avance ce qu’on aura. C’est un panier de livres, comme on souscrit à un panier de légumes. Au pire, si un ne nous correspond pas, on l’offre en cadeau, de la même manière qu’on fait une soupe pour le voisin si un légume nous plaît moins », aime préciser Albert de Pétigny.

Un panier composé uniquement de nouveautés ou se mêleront, soyons en certains, tendresses, émotions, amours, rires et joies, dont Aline et Albert de Pétigny ainsi que leurs auteurs et illustrateurs ont le secret.

Retrouver ici et  , toutes les informations sur cette idée originale et innovante!

Bien entendu, vous pouvez retrouver sur le site Les Mômes de terres dans la rubrique livre jeunesse les livres des éditions pour penser à l'endroit

jeudi, décembre 27 2012

Nouvelle famille adoptive pour les Mômes de Terre!!

En 2009, suite à un noël de trop ... était née l'idée des Mômes de Terre... Un noël où je m'apercevais, une fois de plus, que les jouets écolos n'étaient franchement pas mis en avant dans les magasins bios, qu'à l'inverse, ils étaient noyés dans la masse dans les magasins de jouets traditionnels, et qu'il y avait une grande confusion entre les provenances de jouets et leurs qualités environnementales.

D'où l'idée alors, de créer une boutique exclusivement dédiée aux jouets et livres jeunesse éco-équitables, rigoureusement sélectionnés grâce à une grande proximité avec les fournisseurs, et avec un impératif supplémentaire : offrir des prix abordables, car y’en a marre d’entendre que le bio c’est cher !

 

Pendant trois ans, vous avez été de plus en plus nombreux à être sensibilisés à la cause, à vous interroger, à déposer des petites graines de changement chez les enfants de votre entourage. Vous m'avez envoyé de nombreux messages de soutien, d'encouragement, de conseils, de propositions ... Et j'ai été comblée par tant de sympathie. On a réussi, je crois, ensemble, à inventer une relation commerciale un peu différente, où l'argent n'était pas le moteur. 

Dans le même temps, pas loin de chez moi mais sur le versant sud de la Loire, Isabelle ouvrait une jolie boutique (physique) au concept très très proche qui répondait au joli nom de Ouistiti et Marmotton... 

Dès janvier 2013, nos deux histoires ne feront plus qu'une! C'est Isabelle qui va reprendre à 100% les reines du site internet des Mômes de Terre. Je continuerai à publier quelques posts sur le blog, mais elle deviendra la principale maître à bord, épaulée par son ami Serge des Editions Pour Penser. Je leur souhaite donc une très belle et longue activité ludique et écologique à vos côtés!   

mardi, décembre 13 2011

Les dangers insoupçonnés des jouets

L’habit ne fait pas toujours le moine, en particulier en ce qui concerne les jouets. Qui dit poupées aux couleurs brillantes dit le plus souvent teintures artificielles et produits chimiques – benzène, bisphénol A, formaldéhyde, phtalates, retardateurs de flammes bromés et toluène pour citer quelques-uns des plus connus.

D’après RAPEX (le site qui référence les produits rappelés dans l'Union Européenne), les jouets ont représenté l’an passé un quart des produits rappelés par les Vingt-Sept. Le risque chimique a par ailleurs été la cause du rappel dans 19 % des cas, ce qui fait de lui le deuxième type de risques à l’origine de retraits du marché. « La conjonction de ces deux facteurs indique clairement que le risque chimique dans les jouets est un enjeu majeur de protection du consommateur au niveau européen », résume le WECF, qui dénonce également  la présence de baryum dans des bijoux pour enfants et rappelle qu’une étude réalisée l’an passé par le Finish Environment Institute a révélé la présence de plomb dans plusieurs types de jouets (PVC dur, peinture de certains objets).

Quoique révisée il y a deux ans et devant faire l’objet d’un nouvel examen courant 2013, la directive européenne Jouets, qui détermine les seuils de produits chimiques, apparaît trop légère pour assurer la sécurité des enfants en bas-âge. C’est en tout cas l’opinion de Mme Rivasi, qui regrette que, si elle est encadrée, l’utilisation des mélanges et substances classés cancérigènes, mutagènes et reprotoxiques (CMR) dans les jouets demeure autorisée (à hauteur de 0,1 % du poids de l'objet, alors même que l'Agence allemande de sécurité sanitaire a calculé qu'« un enfant qui tiendrait dans ses mains pendant une heure un jouet intégrant l'une de ces molécules au seuil autorisé en absorberait autant par la peau que s'il fumait quarante cigarettes » (!) ).

« Cela veut dire que les jouets actuellement mis sur le marché dans l’UE sont dangereusement mis entre les mains des enfants sans que l’on puisse trouver la moindre indication sur les composants […] Il faut que l’on arrive à éliminer totalement ces produits nocifs dont certains sont des perturbateurs endoctriniens […] et il faut surtout qu’un organisme de contrôle et de certification indépendant fasse un travail de vérification avant la mise sur le marché. On ne peut en effet pas toujours se fier au label CE, qui est délivré par les fabricants eux-mêmes », a-t-elle résumé. Et Mme Lepage de renchérir : « Il est urgent de renforcer l’indépendance de nos agences d’expertise européennes en mettant fin aux conflits d’intérêt et en assurant une prise en compte sérieuse de la littérature scientifique indépendante et des signaux d’alerte ».

En attendant un durcissement de la législation et que les fabricants prennent leurs responsabilités, le WECF, qui a élaboré un guide d’achat, recommande les jouets labellisés et en matières naturelles comme le bois brut, le caoutchouc naturel et le tissu, sachant que certains logos comme GS, Oeko-tex et SpielGut attestent d’un contrôle des substances employées dans leur fabrication. Elle encourage également l’acheteur à « déballer puis aérer autant que possible les jouets avant de les donner à l’enfant ainsi qu’à laver les jouets en textiles et plus largement tous ceux qu’il est possible de nettoyer ». Mieux vaut enfin « éviter les jouets en PVC et ceux qui dégagent une forte odeur ». Parce qu’il est des cas graves comme celui-ci où il n’y a pas que l’intention qui doit compter.

vendredi, décembre 2 2011

Sophie la Girafe, une espèce menacée?

Une fois n'est pas coutume, je reprends tel quel un excellent article du Nouvel Obs sur les dangers de Sophie La Girafe récemment pointés du doigt par Que Choisir. 

Les temps sont durs pour Sophie la girafe. Dans son numéro de décembre 2011, le magazine "Que choisir" (payant) remet en cause l'innocuité du jouet, vendu à plus de 50 millions d'exemplaires dans le monde. A la suite de tests maison, le journal assure que ses résultats de laboratoire "entraîneraient son retrait du marché Outre-Rhin". Référence à la réglementation sur les jouets allemande, plus stricte qu'en France.

Une girafe pas si sage

Qu'on se comprenne bien : l'herbivore en caoutchouc naturel préféré des nourrissons - 816.000 girafes achetées en France en 2010 pour 832.000 naissances!- est bien conforme à la réglementation française et européenne sur les jouets. Et le restera en 2013, lorsque sortira une nouvelle Directive sur le sujet. Le problème est ailleurs.

Sophie la girafe comporte des taux de précurseurs de nitrosamine qui fleurtent avec les limites autorisées : 0,945 milligramme (mg) quand le seuil est fixé à 1 mg. Surtout, ce taux est bien supérieur à celui fixé pour les tétines de biberon et d'apaisement (0,1 mg), pour un usage somme toute peu différent. En 2008, l'Allemagne a choisi d'étendre les seuils fixés par la réglementation européenne sur les tétines aux jouets susceptibles d'être portés à la bouche.

Le risque ? Les précurseurs de nitrosamines se transforment au contact de l'humidité, et donc de la salive, en nitrosamines, substances classés cancérogènes probable (œsophage, estomac) ou possible par le Centre international de recherche sur le cancer.

Sophie instrumentalisée ?



Changer le processus de fabrication, opération de transformation thermique du caoutchouc au cours de laquelle se forme probablement la molécule incriminée, coûterait sans doute une fortune. Le fabricant Vulli, qui emploie 120 personnes à Rumilly et tourne sur cet unique produit depuis 1961, préfère la contre-attaque.

Dans un communiqué publié le 2 décembre 2011, l'entreprise se dit prête à "demander réparation par voie judiciaire" à ceux qui diffusent "des informations infondées et incomplètes". En ligne de mire : le magazine 'Que Choisir'. "Il se sert de Sophie, qui n'est pas condamnable, comme d'un emblème pour faire évoluer les normes sur les jouets", tempête Serge Jacquemier, directeur de l'entreprise. Pas faux.

Quant à la présence de précurseurs de nitrosamines dans le caoutchouc de Sophie, la maison minimise le risque : "Aucun produit au monde n'est aussi sûr que ce jouet ! Cette substance est naturelle dans le caoutchouc, tout comme dans la bière, la viande ou la charcuterie. Il faudrait manger 36 Sophie pour absorber l'équivalent de ce qu'on trouve dans un verre de bière !" Encore vrai. Sauf que les nourrissons ne consomment ni bière ni saucisson.

L'offrir encore ou pas ?

"On ne peut pas dire qu'un tel jouet est toxique ou pas", explique Marie-Françoise Corre, ingénieure en matériaux et membre du Comité scientifique du WECF (Women in Europe for a common futur). "Mais il joue son rôle dans l'ensemble des nitrosamines qui arrivent à l'enfant par différents biais. Et chaque source contribue à construire l'exposition au risque de cancer".

Alors que l'entreprise promet de faire tous les efforts pour réduire au maximum la présence de cette substance dans son produit, la scientifique appelle à "tenir compte du contexte". La fumée de cigarette par exemple, est très chargée en nitrosamines. Inutile d'en rajouter.

En revanche, pour un bébé protégé par ailleurs des agressions toxiques, qui boit bio, suce une tétine en silicone et dort dans un lit sans colles toxiques, pourquoi pas. Comme un petit écart en période de diète.

Morgane Bertrand – Le Nouvel Observateur

jeudi, décembre 1 2011

Nouveau : des ateliers pour devenir incollables sur la qualité de l'air dans la chambre de vos bébés!

Aujourd'hui je vous présente un tout nouveau concept développé par Sekinah à Nancy : les ateliers de Green Nursery.

Sekinah s'est spécialisée en santé environnementale notamment au travers d'un cursus de formation en Belgique et de ses dix ans d'expérience en santé publique. Depuis le mois d'octobre, elle propose aux heureux parents et professionnels de la petite enfance de la région de Nancy de découvrir avec elle tous les secrets pour limiter la qualité de la pollution de l'air dans la chambre des enfants. Mobilier, peinture, sols ... Tout est passé en revue avec les participants aux ateliers ou lors de consultations individuelles. 

Alors si vous avez la chance d'habiter à l'Est de la France, n'hésitez pas à prendre contact avec elle ... Une adresse : http://www.green-nursery.fr/

jeudi, novembre 17 2011

Vigilance au niveau des jouets ...

Une ONG pointe du doigt les produits chimiques contenus dans les jouets destinés aux enfants. Une batterie de tests en public a été réalisée hier, pour sensibiliser les parents aux méfaits du formaldéhyde, des phtalates, du xylène ou du Bisphenol A.
 


Le réseau d’associations regroupées sous le nom WECF (Women in Europe for a common future), qui est déjà à l’initiative des ateliers « Nesting », organisait hier à Paris une opération de sensibilisation des parents au sujet des produits chimiques cachés dans les jouets pour enfants. Des scientifiques équipés pour détecter les substances toxiques se sont prononcés sur la dangerosité de certains articles comme des puzzles, des poupées, de la vaisselle en plastique ou des ours en peluche.

Bilan : les colles utilisées, mais aussi les mousses synthétiques, et les bois en aggloméré ou contreplaqué peuvent contenir du formaldéhyde, une substance irritant le nez et les voies respiratoires, et identifiée comme un cancérogène du rhinopharynx. Le formaldéhyde se répandrait dans l’air à partir de 19 ou 20 degrés. La solution consiste donc à maintenir la chambre d’enfant à 18 degrés, selon une experte du laboratoire Quad-Lab, laboratoire spécialisé dans l'étude de l'air intérieur. En cause aussi , le Bisphenol A, désormais interdit pour les biberons et tétines, qu’on peut encore retrouver dans les objets en plastique. Pour les peluches, ce sont les retardateurs de flammes bromés qui peuvent s’avérer toxiques ; ces substances sont interdites en France, mais pas à l’étranger et notamment chez les gros producteurs de jouets comme la Chine.

Absence de réglementation
En matière de jouets, il semblerait que les consommateurs ne puissent pas se fier à la norme CE, obligatoire sur les jouets vendus en France, puisque ce sont les fabricants eux-mêmes qui apposent la marque, sans vérification d'un organisme indépendant. Le réseau WECF plaide donc pour la mise en place de contrôles sur les jeux et jouets. Une réglementation européenne adoptée en 2008 va dans ce sens, mais les mesures prises concernant les substances chimiques ne seront pas obligatoires avant 2013.

Ainsi pour Noël 2011, le meilleur conseil donné reste de se fier à des jouets de fabrication française voire européenne, en coton bio ou en bois brut.

jeudi, octobre 13 2011

Mattel passe ses emballages au vert ... sous la pression de Greenpeace

 

La pression médiatique arrive encore à faire avancer les choses comme le démontre la récente décision du groupe Mattel d’exploiter désormais du papier recyclé dans ses emballages.

 

Suite à la compagne de Greenpeace contre la politique d’emballage de Mattel, le groupe vient de réagir.

 

L’association écologique a donc réussi à faire plier (sans jeu de mot) ce géant du jouet sur la question très controversée de sa politique d’emballage. En effet, Greenpeace a pointé du doigt le fait que le groupe choisissait délibérément de s’approvisionner en papier d’emballage auprès d’Asia Pulp and Paper (APP) qui, toujours selon l’association, a un impact destructeur sur les forêts. Après analyse en laboratoire de l’emballage de certains jouets, il serait composé d’un mélange de bois tropicaux.

 

Le fabricant vient de mettre fin aux polémiques. Il annonce que désormais ses jouets dont la célèbre poupée Barbie, seront dorénavant emballés en majeure partie avec du papier recyclé.

 

Un plan de migration est mis en place afin que d’ici la fin de l’année 2011, 70% des emballages papier soient à base de matériau recyclé et de fibres issues du développement durable.

 

Mattel indique que ses efforts continueront pour que ce pourcentage atteigne 85% d’ici 2015.

 

Pour revoir la vidéo de GREENPEACE "Barbie accro à la déforestation !" c'est !

 

mardi, juin 21 2011

Les jouets écologiques à l'honneur à ... Tokyo!

Les jouets écologiques sont à l'honneur à la foire du jouet de Tokyo. Dans un pays qui manque d'électricité depuis le séisme dévastateur de mars dernier, on donne la vedette à des chevaux qui courent grâce à l'énergie des enfants et à des voiturettes hybrides.

PDG
L'éco-pony ne s'alimente qu'à une seule source d'énergie : celle de l'enfant.Comme son nom l'indique, il n'a besoin que de l'énergie des enfants pour avancer. Pour avancer, l'enfant se balance de haut en bas. En utilisant la poignée sur la tête, le pony peut avancer vers la gauche ou la droite grâce à une roue située sous le jouet. Le mouvement est donc tout doux.

On y trouve aussi la voiturette hybride. Les phares s'allument grâce à l'électricité générée par les mouvements de l'enfant.

Enfin, Lego profite de l'évènement pour dévoiler un château traditionnel japonais écologique fait de 25 mille blocs; Ses murs sont faits d'une matière qui absorbe le dioxyde de carbone.

mercredi, mars 23 2011

Les remèdes naturels que l'UE et les multinationales pharmaceutiques veulent vous interdire...

Une directive de l'Union Européenne, la THMPD (Traditional Health Medical Products Directive, aussi appelée directive 2004/24/EC), qui doit entrer en vigueur le 30 avril 2011, est sur le point d'interdire de nombreux remèdes médicinaux à base de plantes, utilisées depuis des milliers d'années, et sans les effets secondaires des médicaments allopathiques (issus de la pétrochimie).

Cette directive impose en effet une nouvelle procédure d'agrément pour les préparations thérapeutiques à base de plantes, similaire à celle des médicaments (!). En d'autres termes, pour le fabricant, la facture ressort à entre 105 000 à 180 000 euros par plante... Ce qui est totalement rédhibitoire pour les TPE/PME qui les produisent, généralement de manière artisanale..

Des centaines de plantes européennes sont concernées, mais également toutes les plantes de la médecine traditionnelle chinoise (MTC) et toutes celles de l'Ayurveda (médecine indienne).

Une association européenne, Alliance for Natural Health (ANH) est en train de déposer un recours. L'ANH a réussi à réunir des fonds pour couvrir les frais judiciaires devant les tribunaux européens. Il est possible qu'elle parvienne à faire condamner l'UE pour abus de pouvoir, et ainsi permettre de stopper la mise en application de cette directive.

Cette action reste cependant peu connue du grand public, et il est nécessaire de manière urgente de se mobiliser afin de soutenir l'action de l'ANH en signant la pétition (près de 100 000 signatures déjà, mais il en faut plusieurs centaines de milliers) que vous trouverez sur le site du Collectif pour la défense de la médecine naturelle.

Ce collectif est en train de s'organiser pour déployer cette pétition dans toute l'Europe.

A l'heure des affaires comme celle du Mediator, où les spécialistes parlent de dizaines de médicaments toxiques qu'il faudrait interdire, il est plus qu'urgent d'agir. Comme le dit le manifeste de l'ancien résistant Stéphane Hessel : "indignez-vous !"...

dimanche, janvier 16 2011

Jouets dangereux : "La meilleure pression sur les fabricants, c'est de privilégier la qualité sur la quantité"


Le tapis-puzzle a été interdit à la vente pour une durée de trois mois, lundi 13 décembre.

Le tapis-puzzle a été interdit à la vente pour une durée de trois mois, lundi 13 décembre.AFP/ISABELLE WIRTH

Je ne me foule pas aujourd'hui, et je vous retransmets telle quel une interview fort intéressante d'Elisabeth Ruffinengo, chargée de mission à l'association WECF (Women in Europe for a Common Future) au Monde.

Comment peut-on savoir si un jouet est dangereux ou pas pour son enfant ?

A priori, il n'y a pas de solution à donner en une phrase, c'est difficile. Il faut regarder d'abord s'il y a des logos autres que le logo "CE", qui n'est pas un gage suffisant de sécurité au niveau des jouets. Il faut chercher des indications telles que "sans phtalates", "sans PVC", "spiel gut" ou "œkotex" pour les textiles.

On peut aussi se fier à l'indication "GS". Mais cette liste n'est pas exhaustive.

Les composants ne sont généralement pas mentionnés sur les jouets. C'est un problème, non ?

C'est une différence entre jouets et cosmétiques, par exemple. Pour les cosmétiques, il y a la liste de tous les ingrédients du produit. C'est souhaitable pour les jouets, cela permettrait aux parents de se repérer plus facilement.

Au niveau de l'étiquetage, il faut attendre l'émergence d'un écolabel au niveau européen, qui soit plus exigeant. On a déjà des labels nationaux, comme le label allemand "Ange bleu" ou le label "NF environnement" pour les jouets.

Le guide jouets que nous avons édité donne plus de détails, on y donne des conseils généraux sur la manipulation des jouets, sur les gestes simples à faire pour réduire les risques.

J'ai moi-même passé beaucoup de temps à jouer avec des enfants sur un tapis de ce type. Le risque est-il important en cas de simple contact avec la peau ?

Ce produit peut causer des irritations de la peau. Ensuite, tout dépend du tapis lui-même, puisqu'on n'a pas de certitude sur le fait de savoir si tous les tapis-puzzles sont concernés. Il faut attendre les résultats des tests en cours en France pour le savoir. Mais a priori, on ne peut pas exclure ni rendre systématique le risque lié au formamide, une substance qui est reprotoxique – elle perturbe le système reproducteur. Elle est classée comme telle par l'Union européenne.

Les autres risques sont des allergies, des irritations de la peau et des yeux et des troubles des voies respiratoires.

Le système Rapex avait épinglé ces puzzles, mais à cause de la taille des éléments qui les composent, des petites parties, qui peuvent être ingérées. Si en plus il y a ingestion d'une partie d'un puzzle, c'est d'autant plus dangereux.

La suspension de la vente des tapis-puzzles témoigne-t-elle d'une implication nouvelle du gouvernement français sur le sujet ?

Il existe des politiques de santé publique en Europe et en France qui doivent prendre en compte les impacts de l'environnement sur la santé. Il y a le Plan national santé environnement en France, qui vise les populations vulnérables, les enfants en premier lieu.

Toute une partie est dédiée par exemple à la qualité de l'air intérieur, à l'étiquetage des cosmétiques pour enfants, etc. Ensuite, il faut traduire ce plan en actions, il faut mettre le plan en œuvre, et on voit encore malheureusement que les pouvoirs publics réagissent à un problème plutôt que de prévenir les atteintes à la santé de l'enfant liées à l'environnement.

On peut souligner quand même qu'il y a un progrès au niveau des objectifs politiques affichés, et ensuite il faut que ces objectifs se traduisent par des mesures concrètes.

J'ai l'impression que les alertes aux consommateurs sur les jouets dangereux sont d'abord lancées par des associations. N'est-il pas temps que le gouvernement se saisisse de ce sujet ?

Si, bien sûr, il est temps. On peut voir que malheureusement, c'est une réaction plutôt qu'une prévention qui est faite. A un moment, un produit est montré du doigt, ce qui débouche sur un retrait du marché.

Mais il faudrait dépasser la démarche substance par substance et produit par produit. Je pense notamment au bisphénol A et aux biberons. Nous souhaiterions que le principe de précaution soit appliqué aux politiques de protection de la santé, notamment de la santé de l'enfant. Et sur le thème des puzzles en mousse, je m'interroge sur le silence du ministère de la santé, sur le fait qu'il n'y a pas eu de déclaration ou d'action commune des deux ministères : protection du consommateur et ministère de la santé.

Sur ce thème des jouets, l'Allemagne, en tant qu'Etat membre de l'Union européenne, demande officiellement une révision de la directive européenne "sécurité des jouets" adoptée en 2009, sur le thème des substances chimiques, dont plusieurs sont ciblées par cette demande.

Les jouets des marchés de Noël, souvent achetés en gros dans des entrepôts, répondent-ils aux normes CE ?

On ne peut pas a priori les taxer d'être plus dangereux que d'autres. Il se peut que certains n'aient pas de marquage CE. Dans ce cas, évidemment, il ne faut pas les acheter.

Ensuite, il est difficile de connaître la composition d'un jouet a priori sans test, puisque les tests réalisés par exemple en Allemagne récemment ont montré la présence des substances dangereuses dans des jouets à la fois plutôt chers et dans des jouets très bon marché.

Quid des bracelets en silicone tant à la mode en ce moment dans les cours d'école ?

Certains produits, comme les accessoires de mode pour enfants, ne sont pas considérés comme des jouets. Je ne sais pas si ces bracelets sont considérés comme des jouets.

Si ces bracelets sont en silicone alimentaire, comme le dit l'internaute, celui-ci est vraiment très sûr. Un conseil : nous vous invitons à envoyer au distributeur du produit une lettre, dont nous proposons un modèle sur notre site Internet, pour savoir si le produit contient certaines substances chimiques identifiées par la réglementation européenne sur les substances chimiques.

Comme ils sont en plastique mou, on pourrait trouver dans ces bracelets des phtalates, qui sont des assouplissants du plastique connus pour perturber le système hormonal. Mais seul un test peut permettre de déceler la présence de phtalates dans ce produit.

Ne pensez-vous pas qu'interdire ces "tapis-puzzles" est une goutte d'eau dans la mer car les substances nocives sont omniprésentes dans la vie quotidienne des enfants ?

Evidemment, les substances nocives sont omniprésentes dans l'environnement de l'enfant. Mais cette mesure est un signe encourageant qui montre que les pouvoirs publics peuvent agir très vite, et pour nous, c'est plutôt un signe positif.

Les parents peuvent aussi agir pour exiger des politiques plus protectrices de la santé de l'enfant, notamment en soutenant les associations qui agissent dans ce cadre au quotidien.

Nous vous invitons à vous renseigner sur les ateliers "nesting" que nous proposons sur notre site projetnesting.fr.

Cette polémique alimente le discours protectionniste anti-chinois. Mais les fabricants européens et français sont-ils insoupçonnables?

C'est une bonne question. Nous ne souhaitons pas associer la dangerosité d'un produit à sa provenance géographique. Actuellement, plus de 90% des jouets vendus en Europe sont fabriqués en Asie, principalement en Chine, mais les fabricants chinois et asiatiques développent aussi de bonnes pratiques.

Des entreprises françaises s'engagent aussi dans l'éco-conception et proposent des produits plus sûrs. Sur la question du protectionnisme, je voudrais dire que quel que soit le pays, il nous apparaît important de privilégier des produits locaux, de qualité.

Par exemple, imaginons une entreprise qui est dans le Jura et qui fabrique des jouets en bois brut à partir de bois locaux qui seront non vernis et donc auront une haute qualité.

Certains jouets en bois sont-ils dangereux ? Et si oui, lesquels ?

Pour le bois, le risque qu'on peut y associer, c'est la présence dans le bois de colles contenant du formaldéhyde, c'est-à-dire du bois contreplaqué. Le formaldéhyde est un cancérigène, et notamment un irritant des voies respiratoires.

Pour le bois, il faut vérifier aussi que les peintures sont de qualité alimentaire, qui seront plus sûres que d'autres. Il faut donc privilégier des jouets en bois brut ayant été peints avec des peintures alimentaires.

Il existe de nombreux sites de vente de jouets écologiques : par exemple Natiloo, Jeujouethique ou Lethichou.

Un rapport récent a souligné le caractère dangereux des lampes LED blanches et bleues pour les enfants. Pourtant, les hypermarchés continuent à en vanter les mérites. Qui croire, que faire ? Faut-il jeter les guirlandes achetées l'année dernière pour décorer le sapin ?

Il ne faut pas utiliser les LED en lampe de chevet. Ni les LED ni les ampoules basse consommation.

Comment faire pression sur les fabricants pour les contraindre à ne plus utiliser de substances toxiques ?

Tout d'abord, en tant que parents, en s'informant. Et la meilleure pression est de privilégier la qualité des jouets sur la quantité. Je parlais tout à l'heure des modèles de lettres à envoyer aux fabricants et aux distributeurs. C'est l'une des actions que peuvent avoir les parents pour montrer qu'ils sont attentifs au contenu des produits.

Plus il y aura de demandes de la part des consommateurs, plus les fabricants verront un intérêt sanitaire et économique à fabriquer des produits répondant à leurs attentes. Il faut souligner que cela reste difficile pour la grande majorité du grand public de s'informer en profondeur sur ce thème, mais c'est la seule façon à ce jour de faire pression. Il faut aussi poser des questions.

Est-il possible d'imposer des normes "écolos" pour les jouets ?

La France élabore actuellement un référentiel pour la marque "NF environnement jeux et jouets" qui ira bien plus loin que la directive européenne.

Une façon de faire pression est de privilégier l'achat de jouets écologiques, plus sains, et labellisés de manière indépendante. Je vous invite à consulter notre guide jouets, qui donne des conseils en la matière. Une fois que la réglementation est votée, la marge de manœuvre est déjà plus réduite. C'est pourquoi il est important de soutenir l'ensemble des ONG qui agissent en amont, lors de la prise de décision sur les réglementations.

Dans quels autres produits – jouets ou pas – trouve-t-on ce formamide dont on n'avait jamais entendu parler ?

Le système Rapex avait rappelé en 2006 une veste en cuir qui contenait des taux élevés de formamide. C'est la seule indication sur cette substance que j'ai. Malheureusement, actuellement, sur le marché, il y a un très grand nombre de substances chimiques utilisées, et il est difficile d'en avoir un inventaire complet.

On peut encourager les citoyens à demander à leurs élus locaux, pourquoi pas, la mise en œuvre de la réglementation Reach adoptée en 2006, qui vise entre autres à informer le consommateur sur les substances chimiques dangereuses présentes dans les produits de consommation courante.

vendredi, décembre 24 2010

Enfin une norme environnementale sur les jouets en France!

Alors que les tapis-puzzle viennent d’être retirés du marché pour trois mois, en raison de leur possible toxicité, l’Association française de normalisation (Afnor) a annoncé la création d’une norme NF Environnement pour identifier les jeux et jouets exempts de substances dangereuses.

Dès la fin du premier semestre 2011, ce label sera visible sur les produits destinés aux enfants de moins de 14 ans, et fabriqués sans métaux lourds, parfums, phtalates et autres produits toxiques.

Jusqu’à présent, mis à part les labels Oeko-tex pour le textile et L’Ange Bleu pour les jouets en bois, les parents n’avaient aucun moyen de s’assurer que les jouets de leurs bambins ne contenaient pas de substance dangereuse.

Ledit sésame sera accordé aux produits certifiés sans substances dangereuses (phtalates, formaldéhydes) ni métaux lourds (arsenic, baryum, cadmium, chrome, mercure, plomb etc.), ni nanomatériaux. Seuls les jouets en bois, textile, cuir, plastique, caoutchouc, avec des matériaux de rembourrage, papier ou carton pourront être labellisés, et le mode de fabrication ainsi que la contribution à l’effet de serre seront également examinés. 

Pour être labellisés, les jouets doivent répondre, quel que soit le matériau, à des critères généraux comme l'absence de substances dangereuses, absence de métaux lourds, absence de parfum, de nanomatériaux, respect de la sécurité des jouets, absence de phtalates….

Par ailleurs, les produits sont soumis à des critères spécifiques par type de matériau, des critères sur les process de fabrication de chaque matériau, des critères sur la contribution à l'effet de serre, et des critères d'aptitude à l'usage.

Lancé dès la fin du premier trimestre 2011, l’éco-label ne devrait cependant voir le jour qu’en 2012.Instaurée l’an passé, la directive européenne prévoyant de réglementer l’utilisation des mélanges et substances toxiques des jouets, elle, n’entrera en vigueur qu’en 2013.

mardi, décembre 14 2010

Bientôt la fin des tapis-puzzles toxiques en France?

Les tapis-puzzle, présents depuis plusieurs années dans les magasins de jouets, pourraient être nocifs pour les enfants. Au nom du principe de précaution, la Belgique a décidé de les faire retirer du marché dès vendredi.

 

 

En France, Frédéric Lefebvre, secrétaire d’état à la consommation, vient de saisir la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes, qui devrait statuer avant la fin d’année.

 

Les tapis-puzzles sont composés de grandes dalles de plastique formant un revêtement proche de celui des centres aérés ou des salles de gymnastique. La souplesse du plastique est obtenue grâce au formamide, un solvant industriel qui se révèle cancérigène lorsqu’il est inhalé ou ingéré, et irritant pour les yeux et la peau.

 

D’après une étude menée par plusieurs associations, en Belgique, en Italie et en Espagne, la nocivité du produit est établie depuis 2009. Selon eux, la majorité des tapis-puzzle, trop riches en formamide, doivent être retirés du marché.

 

D’après le gouvernement belge, l'interdiction des tapis juste avant les fêtes n'est qu'une anticipation d'une directive européenne, qui devrait interdire les produits contenant du formamide en 2013.

lundi, décembre 13 2010

Meccano relocalise

Dans le contexte actuel de la crise mondiale, le marché du jouet révèle une grande stabilité grâce au choix des consommateurs de préserver les enfants. Après avoir élargi, adapté et diversifié son offre, ce qui lui a valu de délocaliser sa production en Chine, Meccano a décidé d’optimiser sa production dans son usine historique de Calais.  

 

Depuis le printemps 2010, l’entreprise centenaire fabrique 5 de ses 9 gammes à Calais.

L’objectif de cette relocalisation partielle est de gagner plus de souplesse et de flexibilité pour mieux répondre à la demande du marché. Meccano est en effet convaincu qu’un gain de 2 mois sur les délais de livraison optimisera à terme la demande.

Si les coûts de production en France restent plus élevés que dans d’autres zones géographiques, Meccano prévoit cependant de compenser l’augmentation des coûts unitaires de production par une meilleure absorption des frais fixes de l’usine Calaisienne.

Michael Ingberg, Directeur Général, mise sur l’optimisation de la taille et du fonctionnement du site de production en augmentant de 20% sur 2 ans, le nombre de produits fabriqués en France.

Répondre aux attentes du marché, contourner les difficultés de la crise mondiale, l’exercice n’est pas simple. Meccano mise sur la réaffectation de la fabrication de lignes de produits sur son site de production à Calais pour mieux rebondir, et surtout protéger et pérenniser les emplois en France.

Meccano investit sur le « made in France » et espère que les consommateurs seront sensibles à sa démarche.

Alors, même si l’on reste dans le règne du jeu en plastique, nous on dit OUI à Meccano !

mardi, novembre 23 2010

Les jouets pourraient encore contenir des phtalates

Je vous relaie un court article lu aujourd'hui sur famili.fr sur les dangers des jouets, une fois de plus ...

Les jouets fabriqués hors de l'Union européenne, notamment en Chine, pourraient encore contenir des phtalates, des composants chimiques, susceptibles de provoquer des troubles de la fertilité.

Certains produits, fabriqués hors de l'Union européenne, notamment en Chine, pourraient encore contenir des phtalates. Ces composants chimiques seraient en effet néfastes pour le système reproducteur de l'enfant. Comment identifier les articles qui en contiennent ? L'étiquetage obligatoire permettant de signaler la présence de phtalates n'existe que dans des cas particulier, notamment dans le domaine médical (lire l'article "Les phtalates, bientôt bannis des hôpitaux ?"). En ce qui concerne les jouets, il est préférable de privilégier ceux qui ont une certification de fabrication européenne. Rappelons que depuis 1999, l'Union européenne a interdit huit phtalates utilisés dans des produits destinés aux enfants de moins de trois ans.

Des jouets dangereux

Par ailleurs, les derniers rappels de tricycles Fisher Price, de Barbie ou de lanternes Nature et Découvertes... confirment que les jouets peuvent être dangereux pour les tout-petits. Ainsi, pour éviter les risques d'ingestion ou encore d'étouffement... l'association écologique Women in Europe for Common Future (WECF) propose un guide permettant d'acheter des produits en toute sécurité, sur le site www.projetnesting.fr

Les Mômes de Terre en décembre

Pour découvrir les jouets écolos, les doudous bios et les jeux en bois des Mômes de Terre, voici quelques rdv à noter pour les prochains week-ends.

Les 26/27 novembre : rdv à la Foire Bio de Douarnenez dans le Finistère

Le 11 décembre : on vous attend avec la ludothèque Au Bois des Ludes au joli marché de noël paysan de St Pern (35).

Les autres jours : ventes privées, comités d'entreprise ... Renseignez vous pour l'année prochaine!

samedi, novembre 6 2010

Nouveaux jeux en bois éthiques pour Noël

Ils sont tout beaux, ils sont tout bios mes nouveaux joujous en bois!

Il y a le petit lapin à tirer, la girafe à empiler ou encore le petit singe à accrocher partout! Tout un monde animal à découvrir chez les Mômes de Terre.

  

Ces jolis jouets en bois sont fabriqués en Allemangne avec du bois d'érable provenant de forêts certifiées PEFC ou FSC. Les couleurs utilisées sont également respectueuses de l'environnement et inoffensives (peintures alimentaires et cire d'abeille). Enfin, ces jouets sont testés au niveau de la sécurité par le très strict label Tüv qui garantit la robustesse et la durabilité de ce jouet.

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