Le blog des mômes écolo

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vendredi, février 5 2010

De beaux éco-emballages d’inspiration japonaise

Sur le site des Mômes de Terre, je ne propose pas d’emballages cadeaux avant l’envoi des jouets. D’une part car le suremballage n'entre pas dans la politique des Mômes de Terre, mais c'est aussi pour vous laisser le plaisir de le faire !
Voici donc une jolie idée qui nous vient du Japon pour emballer de façon poétique et écologique vos cadeaux : le Furoshiki.

Le Furoshiki Késako ?

Il s’agit d’un carré de tissu japonais dont l’art ancestral du pliage et du nouage est utilisé pour l’emballage des cadeaux, le transport des effets personnels et des objets de la vie quotidienne. Cette technique du pliage de tissu est depuis quelques temps remise au goût du jour par le ministère de l’environnement japonais qui prône l’utilisation du furoshiki comme un acte véritablement écologique afin d’éviter la consommation excessive des sacs plastiques et des papiers d’emballage.

On peut s’y mettre ?
Si vous souhaitez vous initier de façon conviviale à l’art du furoshiki, vous pouvez contacter Aurélie qui organise des ateliers pour petits groupes chez les particuliers, dans les comités d’entreprises, les associations, les structures culturelles ou autres intéressés par cette pratique écologique. Toutes les explications sont sur son site : L’atelier du furoshiki.

mardi, décembre 15 2009

Passez de bio-nnes vacances de noël !

Plus que quelques jours à affronter le froid de l’hiver en attendant le bus chaque matin, bientôt la fin des journées avec les moufles et fini la course à la place près du radiateur. Dans quelques jours, ce sera les vacances de noël. Une occasion de plus pour passer des vacances bio et écolos avec vos petiots !

Si le froid vous attire malgré tout, l’habitude de sortir étant tenace, vous pourrez  profiter des saines activités sportives de l’hiver, de la luge, au patin, au ski…  Une occasion unique de (re) découvrir la nature sous un angle magique.

Rentré au chaud, vous pourrez imaginer un concours entre voisins de la plus belle déco écolo de noël : guirlandes de branchages, houx, rubans, cartons, dessins, galets … tous vos trésors de randonnée pourront facilement se recycler en décoration festive avec quelques coups de peinture et un peu d’imagination ! Evidemment, le sapin artificiel avec ses jolies guirlandes électriques inflammables en moins de deux est loin d’être LA solution !

Pour les repas, on utilisera des produits de saison, mariant à loisir la châtaigne avec les courges et la mâche nantaise, sans oublier de vitaminer l’hiver grâce aux clémentines, mandarines et oranges. On vous conseille en passant, les jolis bio-sites de biogourmand et de cuisine pop pour faire le plein d’idées. Les chocolats seront équitables, et le champagne (bio) coulera à flot !

Enfin, si vous ne pouvez déroger à la tradition des cadeaux, faites-moi plaisir, … soyez vigilants ! Entre les jouets dit « éco-friendly » qu’on trouve de plus en plus mais qui sont malheureusement parfois (souvent!!) fabriqués en Asie et les jouets fabriqués en France mais sans aucune indication de composition, les pièges à éviter sont de plus en plus nombreux ! Posez des questions, soutenez la campagne « C’est pas du jeu » en sollicitant les industriels et revendeurs ! Et puis, n’oubliez pas les cadeaux immatériels tels que des massages, des spectacles ou encore une recette de cuisine mémorable…

samedi, octobre 10 2009

Premier salon pour les Mômes de Terre, au pays de la courge...

« Il ne s'agit pas ici de résoudre tous les problèmes du monde. Si nous parvenions à apporter quelques pistes de réflexion, quelques solutions pratiques et quelques espoirs à nos amis, à nos voisins, à nos visiteurs, nous aurions atteint notre but. »

C’est ainsi que les organisateurs de la Foire Aux Courges présentent le but de leur manifestation… depuis 16 ans déjà ! La satisfaction des besoins élémentaires, manger, se vêtir, se loger, se déplacer... provoque en effet dans le fonctionnement économique actuel un désastre sans commune mesure avec la crise financière qui préoccupe tant nos concitoyens et surtout nos décideurs!

Ce weekend a donc été l’occasion de s'interroger sur l'impact de ses choix en terme de destruction de ressources et de pollution et de proposer des réflexes à acquérir :

  • Réparer plutôt que jeter
  • Faire son jardin
  • Échanger plutôt qu'acheter
  • Retrouver le bon goût du pain, des boissons artisanales, des légumes et des céréales produits localement dans le respect des sols et de l'eau...



Pour les Mômes de Terre, c’était aussi l’occasion d’un premier contact avec le public pour faire découvrir des jouets qui ont suscité beaucoup d’enthousiasme auprès de petits et grands qui ont gardé dans les yeux une étincelle d’enfance perpétuelle.

samedi, août 1 2009

Ecolo l'équitable?

Lorsque j’ai démarré ma recherche de fournisseurs de jouets écologiques pour les Mômes de Terre, j’ai eu l’impression de plonger dans un gouffre de pseudo bons plans et dans un labyrinthe de jargons et de valeurs : bio, écolo, équitable, naturel, éthique … La liste s’allongeait en même temps que mes doutes et mes questions… Et mes visites sur les autres sites internet qui vendent des jouets ne m'aidaient pas à résoudre mes dilemnes, bien au contraire... J'ai plutôt l'impression que "tout est bon à prendre"... Bof...

 

Alors, écolo l'équitable?

L’écotidien a relancé le débat en juin dernier en opposant les défenseurs du commerce équitable aux adeptes du bio et de l’écologie : « pour résumer, les adeptes du bio et de l’écolo reprochent aux équitables de polluer la planète en faisant venir leurs bananes d’Afrique, pendant que les équitablement corrects s’insurgent contre les fans du bio, qui achètent souvent local en négligeant les relations Nord-Sud. […] Priscille Alvarez, militante écologiste, toute de coton bio vêtue, considère que la « Terre » doit être au-dessus de toute préoccupation, y compris humaine. « C’est vrai que les commandements autour du bio et de la consommation verte font un peu religion » acquiesce-t-elle. Ce qui ne l’empêche pas de tacler immédiatement le commerce équitable au passage, en se demandant si le riz équitable peut être considéré comme écologique. « J’ai du mal à voir comment 12 heures d’avion ou de bateau peuvent être respectueuses de l’environnement » ironise-t-elle. »

L’équitable a plus trait à la dimension sociale dans les relations commerciales Nord/Sud, alors que le bio est directement lié au respect de l’environnement. Un produit équitable peut donc être en partie bio si les matières premières sont utilisées dans le respect des écosystèmes, mais ne le sera jamais complètement puisque son empreinte environnementale sera largement chargée par le transport des marchandises.

A l’inverse, le bio peut être équitable mais on trouve aussi des plantations bios, notamment en Espagne, où les conditions de travail sont inhumaines et donc loin des valeurs éthiques de l'équitable…

 

(merci à Diane La Plombière pour le visuel)

 

Les jouets éco-équitables des Mômes de Terre

J’ai essayé de me faire une opinion sur le sujet, grâce à l’expérience inégalable de professionnels du jouet, grâce au bon sens de maraîchers bio, d’amapiens ou d’alter-consommateurs et grâce aux médias. Il m’apparait donc aujourd’hui indispensable de limiter le catalogue de jouets dits écologiques à des jouets fabriqués localement : en France ou en Europe. J’ai craqué pour quelques produits du commerce équitable, très peu… , mais il s’agit de jouets fabriqués au Kenya et qui allient équitable et production biologique dans un continent que j’ai à cœur de soutenir.

 

C’est ensuite la grande proximité avec les fournisseurs et la vigilance sur l’ensemble de ces critères qui m’a conduit à vous proposer une sélection de jouets qui, par conséquent, n’est pas extrêmement étendue… Combien de jeux superbes, avec un innovation forte apportée sur les matières premières, m’ont séduits… jusqu’au moment où j’ai appris qu’ils étaient fabriqués en Asie.. Alors, ce sera clair, ce sera Niet ! Et ma base-line sera « jouets éco-équitables » avec un tiret qui ne signifie pas « ou » mais « et » !!

mardi, avril 14 2009

Devenir écolo sans se fâcher avec tout le monde!

A l’occasion de la semaine du développement durable, Psychologie Magazine s’est associé à GreenProd pour défendre sous forme de WebTV les valeurs environnementales… avec parfois quelques difficultés… Pas facile en effet, de ne pas jouer les troubles-fêtes par des discours moralisateurs, par exemple en famille. Extrait de cet intéressant article :


 «Fin juin, ma fille Manon, 14 ans, s’apprêtait à jeter une dizaine de cahiers de classe quasiment intacts, raconte Judith, 40 ans. Quand je lui en ai fait la remarque, je me suis pris une volée de bois vert. Elle m’a dit en avoir marre de bouffer des légumes bio, marre de notre bagnole pourrie qui lui “colle la honte”, marre de se laver avec du “vieux savon” (je boycotte le gel douche), marre de mes tirades contre les fringues fabriquées à l’autre bout du monde ! Je ne suis pourtant pas une pasionaria écolo. Je m’y suis mise sur le tard, et je m’en tiens à quelques principes simples, que j’essaie effectivement de transmettre à mes enfants. Mais avec Manon, ça ne passe pas ! »
Il est naturel que le discours écolo, surtout quand il vient des parents, ait du mal à passer auprès des adolescents, qui aiment avant tout être dans la conformité et dans l’identification aux copains. Nos choix verts déclenchent chez eux de l’agressivité, car ils les privent de la consommation de gadgets high-tech, de vêtements et de junk food « identitaires »… Leurs cadets sont plus ouverts, mais attention à notre façon de présenter les choses. « L’autre jour, ma fille de 9 ans était encore en train de prendre une douche inter­mi­nable, confie Lydia, 35 ans. J’ai déboulé dans la salle de bains et, comme ils en avaient parlé à l’école, j’en ai rajouté sur les ours polaires qui se noient en nageant des jours entiers à la recherche d’un bout de banquise intact, et sur la façon dont, une fois les réserves épuisées, on va s’entre-tuer pour trois gouttes d’eau. Elle a fini en larmes, j’ai mis beaucoup de temps à la calmer. »
« Quand nous étions enfants, on nous répétait : “Il faut économiser l’eau, l’électricité”, rappelle le psychothérapeute Patrick Estrade. Aujourd’hui, l’avenir de la planète a bon dos : on reproduit en fait le même discours parental autoritaire. Ce qui nous énerve, c’est moins que l’enfant – ou l’ado – soit dans le gâchis que dans l’insouciance, et on se venge en le culpabilisant. Mais “Arrête de gâcher de l’eau, il y a la banquise qui fond”, est-ce vraiment plus intelligent que le sempiternel “Finis ton assiette, il y a des enfants qui meurent de faim” de notre enfance ? »

Écologie et paix des familles ne font pas forcément bon ménage

Passons sur le fait que, depuis notre conversion, nous avons de nouveaux sujets d’empoignades avec notre conjoint (« Le pot de yaourt avec son opercule en alu, pas dans la poubelle jaune ! ») ou avec notre belle-sœur dans la maison de vacances (« C’est toi qui as acheté des compotes individuelles suremballées ? »). Nous avons beau essayer de ne donner de leçons à personne, nous ne faisons que ça, au risque d’horripiler notre entourage. Margaux, 31 ans, a ainsi des beaux-parents jouisseurs : « Éteindre la lumière en sortant d’une pièce, ça leur rappelle les privations de l’après-guerre. Ma belle-mère m’attaque aussi sur le terrain féministe : “Tu as quoi contre les plats préparés ou les micro-ondes ? Ça a quand même libéré les femmes, non ?” Je passe pour une réactionnaire. »

Selon le psychanalyste Jean-Claude Liaudet, « on assiste, sur le terrain environnemental, à une inversion générationnelle. Se faire rappeler à l’ordre par la jeune génération, c’est insupportable ».

lundi, février 2 2009

L’éco-conception fait son apparition sur Wikipedia !

 

Selon l’encyclopédie libre Wikipedia, l’éco-conception (ou écoconception) est le nom donné aux domaines de la recherche et développement visant la production de biens de consommation conçus - dès l’amont - pour limiter leurs impacts environnementaux.

C’est une approche qui se développe, notamment depuis les années 1990 en Europe du Nord, basée sur le fait que tout produit et process ont un impact sur l'environnement, qu'il s'agisse de production de biens ou de service. Les motivations de l'entreprise qui y souscrit peuvent être variées : soucis de rentabilité pour les actionnaires, image de l'entreprise, plaisir de mieux faire et de répondre à une demande sociale en faveur d’un développement plus durable et soutenable ou encore volonté de se prémunir contre des plaintes liées à des pollutions induites par un produit non écoconçu.

Le degré de qualité se mesure de ce point de vue par les écobilans ou analyse du cycle de vie (ACV).

 

Ce que cherche prioritairement à réduire l'éco-conception

  • consommation de matière (ex : peut-on utiliser des matériaux recyclés, à la place de matériaux prélevés dans la nature ?)
  • consommation d'eau, de solvants et autres fluides et gaz à effet de serre ou nuisant à la couche d'ozone...
  • consommation d'énergie (ex : consommation en mode "veille" pour les produits électriques)
  • nuisances et pollutions générées (directes ou indirectes, immédiates et/ou futures, par exemple en fin de vie du produit)
  • déchets
  • pénibilité du travail
  • utilisation de produits et de chaines de production écocertifiés par des labels environnementaux ou socio-environnemenaux crédibles, transparents et reconnus

L'éco-conception porte sur toutes les étapes de la production, du transport, de l’usage et de l’élimination du produit ou service.

 

L’intérêt économique de l’éco-conception

Les coûts de l'éco-conception sont souvent significatifs mais dans une approche « coût global», l'entreprise y trouve généralement son compte en augmentant la valeur ajoutée de ses produits, en s'ouvrant de nouveaux marchés, en améliorant ses process, ses capacités d'innovation, et en payant moins de taxes sur la pollution, la consommation d'eau et d'énergie, les émissions de carbone, les frais liés aux installations classées pour le risque environnemental, etc.

 

Mais il y a aussi des limites à prendre en compte

Certains impacts environnementaux sont difficiles à mesurer et mal mesurables sur le court terme; d'autres ne font pas l'objet d'un consensus.

Par ailleurs, la vérifiabilité des affirmations nécessite un minimum de transparence souvent non accordée sous couvert de secret de fabrication.

Enfin, la part des impacts environnementaux de la logistique est souvent pour partie cachée ou discrète. (Un produit éco-conçu, mais livré en 24h chrono génère un impact que le client mesure mal).

Pour finir, l’éco-conception entraine un changement de culture dans l’entreprise. L'entreprise doit acquérir de nouvelles compétences ou prendre le temps de former et motiver et mobiliser son personnel, mais aussi ses sous-traitants.