Le blog des mômes écolo

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Tag - industrie du jouet

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dimanche, décembre 6 2009

Mobilisez vous pour la campagne "C'est pas du Jeu!!"

L'association Peuples Solidaires profite des fêtes de noël pour nous mobiliser, tous, sur le thème des conditions de travail dans l'industrie du jouet.

Jusque dans les années 60, les jouets étaient essentiellement fabriqués par des petits artisans. Les jouets allemands dominaient alors le marché européen. Aujourd’hui, les jouets sont devenus un gigantesque commerce mondialisé, dominé par quelques entreprises américaines comme Mattel, Hasbro ou encore Disney. Les sociétés et leurs actionnaires exigeant toujours plus de profits, les coûts de production doivent diminuer. La solution la plus simple est donc de sous-traiter dans des pays à faible coût de revient. En Chine, les salaires sont incroyablement faibles et ne sont assortis d’aucune assurance sociale.

Aujourd’hui, l’industrie mondiale du jouet est une structure pyramidale. Au sommet de la pyramide, quelques uns font les plus gros profits alors que tout en bas, ils sont des milliers à sacrifier leur dignité, leur santé et parfois même leur vie !

Pour donner un exemple, on peut décortiquer par le menu la célèbre poupée Barbie, vendue en moyenne 15 euros. Et bien, on apprend que sur ces 15 euros, 1.5€ revient au patron d'usine Chinois et au transport local, 0.12€ sont généreusement reversés aux ouvriers, la douane récupère au passage 0.38€ et enfin, 1€ est dépensé pour les équipements. Mais ... il reste quand même ... 12€ qui servent aux ventes, à la rémunération des actionnaires, au transport, à la publicité et au marketing...

Dans le cadre de la campagne "C'est pas du jeu" , vous pouvez téléchargez des petites cartes à distribuer aux vendeurs de jouets pour savoir s'ils se préoccupent des conditions dans lesquelles sont fabriqués les cadeaux de noël qu'ils vendent par milliers... 

lundi, août 31 2009

Des jouets empoisonnés

Sans tomber dans la paranoïa ou le tout sécuritaire, il fallait quand même sur ce blog que je fasse un point sur les dangers des substances toxiques que l’on trouve, malheureusement encore aujourd’hui dans de nombreux jouets. Car le raisonnement des industriels se base sur la réduction des coûts mais n’intègre pas toujours les effets de leurs produits sur la santé. Et si vous cherchez à vous rassurer en vous disant que l’union européenne ne laissera pas passer des jouets empoisonnés, … rappelez-vous quand même que le marquage CE est appliqué sans contrôle par les fabricants, pas vraiment un gage de sécurité donc.

 

 

CRM, késako ?

Des substances cancérigènes, mutagènes et reprotoxiques, appelées CMR, sont encore présentes dans la plupart des jouets vendus en France. Alors qu'elles devraient être interdites, ces substances sont tolérées à hauteur de 0,1% dans les jouets. Une faible dose me direz-vous… pas si sûr lorsque l'on parle d'ours en peluche de plus d'un kilo ou de grandes poupées de plastique. Car dans ce cas, 0,1% peut représenter plusieurs grammes. Et le danger de ces substances vient de leur volatilité. Elles migrent à travers la salive ou les pores de la peau pour se retrouver dans le sang et dans les tissus graisseux. Les enfants mettent souvent leurs jouets dans leur bouche et les substances toxiques sont souvent directement en contact avec la peau et les voies respiratoires.

Certains retardateurs de flamme, présents dans les peluches et les jouets électroniques, sont des CMR. Ils sont volatils et toxiques et même s'ils évitent que les jouets ne prennent feu, leur usage ne se justifie pas toujours.

Beaucoup de jouets sont également imprégnés de parfums et fragrances. L'objectif peut être de cacher les odeurs dégagées par les phtalates, des produits chimiques qui assouplissent les plastiques. Là aussi pour modeler les plastiques plus facilement, on a choisi d'utiliser des substances chimiques sans réfléchir à leur impact sur la santé des enfants. Certains jouets comme le fameux « Scoubidou » contiennent jusqu’à 40% de phtalates…

 

Tous les jouets sont-ils composés de ces substances toxiques?

Les tests publiés par le magazine allemand "Oekotest" montrent heureusement que tous les jouets ne sont pas à risque. Les briques de lego, par exemple, ne contiennent pas de CMR. Une preuve de plus qu'il est possible de ne pas utiliser de substances toxiques pour confectionner des jouets de qualité.

 

Les jouets chinois sont très décriés. Sont-ils les seuls à incriminer ?

80% des jouets vendus dans le monde sont fabriqués en Chine. Mais seulement 2 à 3% des jouets qui arrivent en Europe sont testés. Il faut instaurer des procédures de tests plus systématiques et réglementés. En France grâce au marquage CE, les produits sont censés respecter les normes de sécurité européennes. Mais dans la pratique, le logo est apposé par le fabricant, sans obligation de tests répétés sur une quantité significative d'objets. Incriminer les fournisseurs chinois est un raccourci. Il faut balayer devant notre porte!

 

 

Les femmes européennes veulent se mobilisent

Pour lutter et informer le public de ces risques, le réseau WECF (Women in Europe for a Common Future) fait de la résistance. Fin 2008, alors que les députés européens se réunissaient pour réviser, mais finalement en l’assouplissant, la directive européenne sur la sécurité des jouets, le réseau WECF a mené une campagne de sensibilisation « Stop aux mauvais joueurs : finissons-en avec les jouets empoisonnés ». Une pétition a été diffusée et de nombreux jouets étaient testés, avec des écriteaux indiquant les substances chimiques qu’ils contiennent : Des écriteaux indiqueront les substances chimiques que ces jouets peuvent contenir (formaldéhydes, retardateurs de flammes, phtalates, bisphénol A …

 

Téléchargez le guide !

Alors pour y voir plus clair, le WECF a édité un guide d’achat des jouets très bien fait. Il vous recommande de privilégier les labels indépendants (contrairement au marquage CE) tels que SPIEL GUT qui garantit des jouets sans substances toxiques ou les jouets testés par le magazine allemand OKO TEST. Et pour les jouets en bois, il y a le label FSC (bois écogéré) et bientôt le label Blaue Engel...

dimanche, juin 7 2009

Amende record pour Mattel

Le fabricant de jouets américain MATTEL a été condamné à une amende record de 2,3 millions de dollars pour avoir commercialisé des jouets contaminés au plomb.

Cette amende répond aux accusations de la Commission américaine de protection de la sécurité des consommateurs, selon laquelle Mattel et sa filiale  Fisher-Price avaient en toute connaissance de cause importé et vendu des jouets dont la peinture ou d'autres revêtements contenaient une quantité de plomb  supérieure à la limite légale fixée en 1978.

Environ 95 modèles de jouets vendus en 2007 dépassaient cette limite, dont  900.000 petites voitures, et de nombreux accessoires de la poupée Barbie. Ils avaient été finalement retirés du commerce en août et septembre, en même temps que 1,1 million de jouets de marque Fisher Price.

La consommation de plomb peut provoquer le saturnisme, qui peut être à  l'origine de coliques, d'encéphalopathie pouvant entraver le développement intellectuel de l'enfant, d'anémie, et d'atteinte des reins.


mardi, février 24 2009

Recyclez vos jouets et laissez place à l'imaginaire!

A Cincinnati dans l'Ohio, un étonnant laboratoire propose aux petits américains de 6 à 12 ans de recycler leurs jouets usagés pour un fabriquer de nouveaux. Happen's Toy Lab récupère toute l'année des figurines, des barbies, des voitures en plastique qui ont perdu un bras, une roue ou qui ne donnent plus entière satisfaction à leur propriétaire! Ca donne par exemple :

Toujours innovants dans le concept, ils vont jusqu'à faire payer la séance de fabrication de ses drôles de jouets! Mais rien ne vous (nous) empêche de nous inspirer de cette idée pour organiser entre vous, dans votre quartier ou dans votre école, des séances de partage de jouets, de désossage et de laisser libre cours à votre imagination pour créer de drôles de jouets hybrides!

jeudi, janvier 8 2009

L’association Peuples Solidaires part en campagne contre Disney qui impose des conditions de travail lamentables aux ouvriers chinois


Enquête sur les conditions de fabrication des jouets Disney

Dans un rapport d’enquête, Peuples Solidaires dévoile l’envers du décor chez Disney : des milliers d’ouvriers, majoritairement de femmes, contraints de travailler entre 12 et 15 heures par jour, 28 jours par mois en moyenne, dans des conditions dangereuses, pour des salaires qui leur permettent à peine de vivre. Telles sont les conditions de travail des ouvriers qui fabriquent les peluches « Winnie l’ourson » chez Yonglida Toys et Tianyu Toys, dans la province du Guangdong, en Chine.

L’Association des étudiants et universitaires contre la mauvaise conduite des entreprises (SACOM), une ONG de Hong Kong partenaire de Peuples Solidaires, qui a depuis 2005, enquêté auprès de 11 fournisseurs de Disney en Chine, est allée rencontrer les ouvriers dans les usines, les a interrogés sur leurs conditions de travail et a ainsi pu mettre à jour les conditions lamentables de travail et de vie qui leur sont imposées. « Nous sommes très inquiets » explique Jenny Chan, représentante de la SACOM à Hong Kong, « non seulement les conditions de ces ouvriers ne se sont pas améliorées depuis nos enquêtes, mais dans le contexte actuel de la crise, les hostilités envers les mesures protectrices des droits des travailleurs en Chine se sont exacerbées ».

Dans une déclaration de deux pages publiée par Disney en réponse au rapport d’enquête de Peuples Solidaires, le géant du divertissement dit s’engager à « promouvoir et à maintenir des pratiques responsables de travail dans ses opérations de licence et d’approvisionnement direct partout dans le monde ». Mais, pour Peuples Solidaires, Disney ne traite pas ici la cause profonde des abus : les pratiques d’achat abusives qui pèsent sur les fournisseurs et ne tiennent pas compte des conséquences sur les ouvriers en bout de chaîne (cf.réponse officielle de Peuples Solidaires et la SACOM à Disney). « Disney ne pourra pas indéfiniment reporter la faute sur les fabricants » explique Fanny Gallois, chargée de campagne chez Peuples Solidaires, « on ne peut raisonnablement pas croire qu’aux prix toujours plus bas et dans les délais toujours plus courts qu’imposent Disney et les autres donneurs d’ordre à leurs fournisseurs, ceux-ci pourraient être en mesure de respecter les droits des travailleurs ».

C’est pourquoi Peuples Solidaires a lancé une campagne de cartes à destination du PDG de Disney, Mr Iger, lui demandant de respecter ses engagements et de s’assurer que les ouvriers qui fabriquent ses produits reçoivent un salaire décent, qu’ils connaissent leurs droits (notamment les dispositions du Code de conduite Disney) et sont en mesure de les défendre.

www.peuples-solidaires.org