Le blog des mômes écolo

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Tag - industrie du jouet

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mardi, juin 21 2011

Les jouets écologiques à l'honneur à ... Tokyo!

Les jouets écologiques sont à l'honneur à la foire du jouet de Tokyo. Dans un pays qui manque d'électricité depuis le séisme dévastateur de mars dernier, on donne la vedette à des chevaux qui courent grâce à l'énergie des enfants et à des voiturettes hybrides.

PDG
L'éco-pony ne s'alimente qu'à une seule source d'énergie : celle de l'enfant.Comme son nom l'indique, il n'a besoin que de l'énergie des enfants pour avancer. Pour avancer, l'enfant se balance de haut en bas. En utilisant la poignée sur la tête, le pony peut avancer vers la gauche ou la droite grâce à une roue située sous le jouet. Le mouvement est donc tout doux.

On y trouve aussi la voiturette hybride. Les phares s'allument grâce à l'électricité générée par les mouvements de l'enfant.

Enfin, Lego profite de l'évènement pour dévoiler un château traditionnel japonais écologique fait de 25 mille blocs; Ses murs sont faits d'une matière qui absorbe le dioxyde de carbone.

dimanche, juin 12 2011

Double tromperie sur des jouets soit-disant fabriqués en France

Une fois n'est pas coutume, je vous mets aujourd'hui un lien vers ... un concurrent... Dans son blog, Vincent témoigne d'une étrange ressemblance entre un jeu en bois (tracteur forestier en bois) fabriqué en République Tchèque et ... la copie conforme... soit disant fabriqué en France.

Le jeu "français"

Et la home du catalogue Tchèque

Bon, déjà, bof ... pas cool... soit il y a copie soit il y a tromperie ...

Mais là où j'ajoute aussi mon grain de sel, c'est que l'on remarque en bas de la boite du jeu français, une petite annotation qui n'apparaissait pas jusqu'à présent chez nos amis d'Equilibre et Aventure...

Oui, tout en bas à droite, ça ne vous dit rien?

Argh!!! On retrouve ma base line "Made in Chez Nous" ... Alors ... copie ou tromperie les amis?

L'univers du jouet, aussi éthique soit-il, n'est décidément pas si tendre ...

dimanche, janvier 16 2011

Jouets dangereux : "La meilleure pression sur les fabricants, c'est de privilégier la qualité sur la quantité"


Le tapis-puzzle a été interdit à la vente pour une durée de trois mois, lundi 13 décembre.

Le tapis-puzzle a été interdit à la vente pour une durée de trois mois, lundi 13 décembre.AFP/ISABELLE WIRTH

Je ne me foule pas aujourd'hui, et je vous retransmets telle quel une interview fort intéressante d'Elisabeth Ruffinengo, chargée de mission à l'association WECF (Women in Europe for a Common Future) au Monde.

Comment peut-on savoir si un jouet est dangereux ou pas pour son enfant ?

A priori, il n'y a pas de solution à donner en une phrase, c'est difficile. Il faut regarder d'abord s'il y a des logos autres que le logo "CE", qui n'est pas un gage suffisant de sécurité au niveau des jouets. Il faut chercher des indications telles que "sans phtalates", "sans PVC", "spiel gut" ou "œkotex" pour les textiles.

On peut aussi se fier à l'indication "GS". Mais cette liste n'est pas exhaustive.

Les composants ne sont généralement pas mentionnés sur les jouets. C'est un problème, non ?

C'est une différence entre jouets et cosmétiques, par exemple. Pour les cosmétiques, il y a la liste de tous les ingrédients du produit. C'est souhaitable pour les jouets, cela permettrait aux parents de se repérer plus facilement.

Au niveau de l'étiquetage, il faut attendre l'émergence d'un écolabel au niveau européen, qui soit plus exigeant. On a déjà des labels nationaux, comme le label allemand "Ange bleu" ou le label "NF environnement" pour les jouets.

Le guide jouets que nous avons édité donne plus de détails, on y donne des conseils généraux sur la manipulation des jouets, sur les gestes simples à faire pour réduire les risques.

J'ai moi-même passé beaucoup de temps à jouer avec des enfants sur un tapis de ce type. Le risque est-il important en cas de simple contact avec la peau ?

Ce produit peut causer des irritations de la peau. Ensuite, tout dépend du tapis lui-même, puisqu'on n'a pas de certitude sur le fait de savoir si tous les tapis-puzzles sont concernés. Il faut attendre les résultats des tests en cours en France pour le savoir. Mais a priori, on ne peut pas exclure ni rendre systématique le risque lié au formamide, une substance qui est reprotoxique – elle perturbe le système reproducteur. Elle est classée comme telle par l'Union européenne.

Les autres risques sont des allergies, des irritations de la peau et des yeux et des troubles des voies respiratoires.

Le système Rapex avait épinglé ces puzzles, mais à cause de la taille des éléments qui les composent, des petites parties, qui peuvent être ingérées. Si en plus il y a ingestion d'une partie d'un puzzle, c'est d'autant plus dangereux.

La suspension de la vente des tapis-puzzles témoigne-t-elle d'une implication nouvelle du gouvernement français sur le sujet ?

Il existe des politiques de santé publique en Europe et en France qui doivent prendre en compte les impacts de l'environnement sur la santé. Il y a le Plan national santé environnement en France, qui vise les populations vulnérables, les enfants en premier lieu.

Toute une partie est dédiée par exemple à la qualité de l'air intérieur, à l'étiquetage des cosmétiques pour enfants, etc. Ensuite, il faut traduire ce plan en actions, il faut mettre le plan en œuvre, et on voit encore malheureusement que les pouvoirs publics réagissent à un problème plutôt que de prévenir les atteintes à la santé de l'enfant liées à l'environnement.

On peut souligner quand même qu'il y a un progrès au niveau des objectifs politiques affichés, et ensuite il faut que ces objectifs se traduisent par des mesures concrètes.

J'ai l'impression que les alertes aux consommateurs sur les jouets dangereux sont d'abord lancées par des associations. N'est-il pas temps que le gouvernement se saisisse de ce sujet ?

Si, bien sûr, il est temps. On peut voir que malheureusement, c'est une réaction plutôt qu'une prévention qui est faite. A un moment, un produit est montré du doigt, ce qui débouche sur un retrait du marché.

Mais il faudrait dépasser la démarche substance par substance et produit par produit. Je pense notamment au bisphénol A et aux biberons. Nous souhaiterions que le principe de précaution soit appliqué aux politiques de protection de la santé, notamment de la santé de l'enfant. Et sur le thème des puzzles en mousse, je m'interroge sur le silence du ministère de la santé, sur le fait qu'il n'y a pas eu de déclaration ou d'action commune des deux ministères : protection du consommateur et ministère de la santé.

Sur ce thème des jouets, l'Allemagne, en tant qu'Etat membre de l'Union européenne, demande officiellement une révision de la directive européenne "sécurité des jouets" adoptée en 2009, sur le thème des substances chimiques, dont plusieurs sont ciblées par cette demande.

Les jouets des marchés de Noël, souvent achetés en gros dans des entrepôts, répondent-ils aux normes CE ?

On ne peut pas a priori les taxer d'être plus dangereux que d'autres. Il se peut que certains n'aient pas de marquage CE. Dans ce cas, évidemment, il ne faut pas les acheter.

Ensuite, il est difficile de connaître la composition d'un jouet a priori sans test, puisque les tests réalisés par exemple en Allemagne récemment ont montré la présence des substances dangereuses dans des jouets à la fois plutôt chers et dans des jouets très bon marché.

Quid des bracelets en silicone tant à la mode en ce moment dans les cours d'école ?

Certains produits, comme les accessoires de mode pour enfants, ne sont pas considérés comme des jouets. Je ne sais pas si ces bracelets sont considérés comme des jouets.

Si ces bracelets sont en silicone alimentaire, comme le dit l'internaute, celui-ci est vraiment très sûr. Un conseil : nous vous invitons à envoyer au distributeur du produit une lettre, dont nous proposons un modèle sur notre site Internet, pour savoir si le produit contient certaines substances chimiques identifiées par la réglementation européenne sur les substances chimiques.

Comme ils sont en plastique mou, on pourrait trouver dans ces bracelets des phtalates, qui sont des assouplissants du plastique connus pour perturber le système hormonal. Mais seul un test peut permettre de déceler la présence de phtalates dans ce produit.

Ne pensez-vous pas qu'interdire ces "tapis-puzzles" est une goutte d'eau dans la mer car les substances nocives sont omniprésentes dans la vie quotidienne des enfants ?

Evidemment, les substances nocives sont omniprésentes dans l'environnement de l'enfant. Mais cette mesure est un signe encourageant qui montre que les pouvoirs publics peuvent agir très vite, et pour nous, c'est plutôt un signe positif.

Les parents peuvent aussi agir pour exiger des politiques plus protectrices de la santé de l'enfant, notamment en soutenant les associations qui agissent dans ce cadre au quotidien.

Nous vous invitons à vous renseigner sur les ateliers "nesting" que nous proposons sur notre site projetnesting.fr.

Cette polémique alimente le discours protectionniste anti-chinois. Mais les fabricants européens et français sont-ils insoupçonnables?

C'est une bonne question. Nous ne souhaitons pas associer la dangerosité d'un produit à sa provenance géographique. Actuellement, plus de 90% des jouets vendus en Europe sont fabriqués en Asie, principalement en Chine, mais les fabricants chinois et asiatiques développent aussi de bonnes pratiques.

Des entreprises françaises s'engagent aussi dans l'éco-conception et proposent des produits plus sûrs. Sur la question du protectionnisme, je voudrais dire que quel que soit le pays, il nous apparaît important de privilégier des produits locaux, de qualité.

Par exemple, imaginons une entreprise qui est dans le Jura et qui fabrique des jouets en bois brut à partir de bois locaux qui seront non vernis et donc auront une haute qualité.

Certains jouets en bois sont-ils dangereux ? Et si oui, lesquels ?

Pour le bois, le risque qu'on peut y associer, c'est la présence dans le bois de colles contenant du formaldéhyde, c'est-à-dire du bois contreplaqué. Le formaldéhyde est un cancérigène, et notamment un irritant des voies respiratoires.

Pour le bois, il faut vérifier aussi que les peintures sont de qualité alimentaire, qui seront plus sûres que d'autres. Il faut donc privilégier des jouets en bois brut ayant été peints avec des peintures alimentaires.

Il existe de nombreux sites de vente de jouets écologiques : par exemple Natiloo, Jeujouethique ou Lethichou.

Un rapport récent a souligné le caractère dangereux des lampes LED blanches et bleues pour les enfants. Pourtant, les hypermarchés continuent à en vanter les mérites. Qui croire, que faire ? Faut-il jeter les guirlandes achetées l'année dernière pour décorer le sapin ?

Il ne faut pas utiliser les LED en lampe de chevet. Ni les LED ni les ampoules basse consommation.

Comment faire pression sur les fabricants pour les contraindre à ne plus utiliser de substances toxiques ?

Tout d'abord, en tant que parents, en s'informant. Et la meilleure pression est de privilégier la qualité des jouets sur la quantité. Je parlais tout à l'heure des modèles de lettres à envoyer aux fabricants et aux distributeurs. C'est l'une des actions que peuvent avoir les parents pour montrer qu'ils sont attentifs au contenu des produits.

Plus il y aura de demandes de la part des consommateurs, plus les fabricants verront un intérêt sanitaire et économique à fabriquer des produits répondant à leurs attentes. Il faut souligner que cela reste difficile pour la grande majorité du grand public de s'informer en profondeur sur ce thème, mais c'est la seule façon à ce jour de faire pression. Il faut aussi poser des questions.

Est-il possible d'imposer des normes "écolos" pour les jouets ?

La France élabore actuellement un référentiel pour la marque "NF environnement jeux et jouets" qui ira bien plus loin que la directive européenne.

Une façon de faire pression est de privilégier l'achat de jouets écologiques, plus sains, et labellisés de manière indépendante. Je vous invite à consulter notre guide jouets, qui donne des conseils en la matière. Une fois que la réglementation est votée, la marge de manœuvre est déjà plus réduite. C'est pourquoi il est important de soutenir l'ensemble des ONG qui agissent en amont, lors de la prise de décision sur les réglementations.

Dans quels autres produits – jouets ou pas – trouve-t-on ce formamide dont on n'avait jamais entendu parler ?

Le système Rapex avait rappelé en 2006 une veste en cuir qui contenait des taux élevés de formamide. C'est la seule indication sur cette substance que j'ai. Malheureusement, actuellement, sur le marché, il y a un très grand nombre de substances chimiques utilisées, et il est difficile d'en avoir un inventaire complet.

On peut encourager les citoyens à demander à leurs élus locaux, pourquoi pas, la mise en œuvre de la réglementation Reach adoptée en 2006, qui vise entre autres à informer le consommateur sur les substances chimiques dangereuses présentes dans les produits de consommation courante.

mardi, décembre 14 2010

Bientôt la fin des tapis-puzzles toxiques en France?

Les tapis-puzzle, présents depuis plusieurs années dans les magasins de jouets, pourraient être nocifs pour les enfants. Au nom du principe de précaution, la Belgique a décidé de les faire retirer du marché dès vendredi.

 

 

En France, Frédéric Lefebvre, secrétaire d’état à la consommation, vient de saisir la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes, qui devrait statuer avant la fin d’année.

 

Les tapis-puzzles sont composés de grandes dalles de plastique formant un revêtement proche de celui des centres aérés ou des salles de gymnastique. La souplesse du plastique est obtenue grâce au formamide, un solvant industriel qui se révèle cancérigène lorsqu’il est inhalé ou ingéré, et irritant pour les yeux et la peau.

 

D’après une étude menée par plusieurs associations, en Belgique, en Italie et en Espagne, la nocivité du produit est établie depuis 2009. Selon eux, la majorité des tapis-puzzle, trop riches en formamide, doivent être retirés du marché.

 

D’après le gouvernement belge, l'interdiction des tapis juste avant les fêtes n'est qu'une anticipation d'une directive européenne, qui devrait interdire les produits contenant du formamide en 2013.

lundi, décembre 13 2010

Meccano relocalise

Dans le contexte actuel de la crise mondiale, le marché du jouet révèle une grande stabilité grâce au choix des consommateurs de préserver les enfants. Après avoir élargi, adapté et diversifié son offre, ce qui lui a valu de délocaliser sa production en Chine, Meccano a décidé d’optimiser sa production dans son usine historique de Calais.  

 

Depuis le printemps 2010, l’entreprise centenaire fabrique 5 de ses 9 gammes à Calais.

L’objectif de cette relocalisation partielle est de gagner plus de souplesse et de flexibilité pour mieux répondre à la demande du marché. Meccano est en effet convaincu qu’un gain de 2 mois sur les délais de livraison optimisera à terme la demande.

Si les coûts de production en France restent plus élevés que dans d’autres zones géographiques, Meccano prévoit cependant de compenser l’augmentation des coûts unitaires de production par une meilleure absorption des frais fixes de l’usine Calaisienne.

Michael Ingberg, Directeur Général, mise sur l’optimisation de la taille et du fonctionnement du site de production en augmentant de 20% sur 2 ans, le nombre de produits fabriqués en France.

Répondre aux attentes du marché, contourner les difficultés de la crise mondiale, l’exercice n’est pas simple. Meccano mise sur la réaffectation de la fabrication de lignes de produits sur son site de production à Calais pour mieux rebondir, et surtout protéger et pérenniser les emplois en France.

Meccano investit sur le « made in France » et espère que les consommateurs seront sensibles à sa démarche.

Alors, même si l’on reste dans le règne du jeu en plastique, nous on dit OUI à Meccano !

samedi, octobre 9 2010

Mattel rappelle plus de 10 millions de jouets

Le fabricant américain de jouets et articles de puériculture Fisher Price a rappelé jeudi plus de dix millions d'articles aux Etats-Unis et au Canada en raison de divers dangers potentiels. "Un enfant peut heurter, s'assoir ou tomber sur la clé de contact en plastique qui dépasse, causant un risque de sérieuse blessure, y compris des saignements génitaux", indiquent la Commission américaine de sureté des produits à la consommation et l'agence équivalente au Canada (Health Canada) dans un communiqué commun. Les autres produits rappelés comprennent 2,8 millions de jouets, y compris des balles gonflables dont les valves "peuvent se détacher et représenter un risque d'étouffement pour les jeunes enfants", notent les deux agences. Les rappels comprennent en outre plus d'un million de chaises hautes en raison de la présence de vis représentant "un risque de lacération", et 120.000 rampes pour petites voitures en raison de risques d'étouffement.

En France, aucun incident n'a été signalé jusqu'à présent, mais Mattel demande de "ne plus utiliser" quelque 20.700 produits. Il s'agit des tricycles Fisher-Price (réf. 72.639 et 77.792), de la chaise haute Link-a-doos (réf. G5919) et de la chaise haute Close to me (réf. J7742), du Ballon Parc (réf. 73.408), de Tunello'Glisse (réf. B2408), des Muro Jeux (réf. H5704), du Tapis Maison Gym Aquarium (réf. H8094), de Bat and Score Goal (réf. K0476) et de Fisher-Price little people grande ville wheelies (réf. T5095).

"Seul un élément de ces produits est susceptible de poser problème et nécessite d'être remplacé", indique le groupe Mattel. Mais, "par mesure de précaution", le groupe demande de "ne plus utiliser les produits concernés" et de "contacter Mattel France" au 0805 800 248. Les informations sur les produits concernés sont sur le site www.allomattel.com.

dimanche, décembre 6 2009

Mobilisez vous pour la campagne "C'est pas du Jeu!!"

L'association Peuples Solidaires profite des fêtes de noël pour nous mobiliser, tous, sur le thème des conditions de travail dans l'industrie du jouet.

Jusque dans les années 60, les jouets étaient essentiellement fabriqués par des petits artisans. Les jouets allemands dominaient alors le marché européen. Aujourd’hui, les jouets sont devenus un gigantesque commerce mondialisé, dominé par quelques entreprises américaines comme Mattel, Hasbro ou encore Disney. Les sociétés et leurs actionnaires exigeant toujours plus de profits, les coûts de production doivent diminuer. La solution la plus simple est donc de sous-traiter dans des pays à faible coût de revient. En Chine, les salaires sont incroyablement faibles et ne sont assortis d’aucune assurance sociale.

Aujourd’hui, l’industrie mondiale du jouet est une structure pyramidale. Au sommet de la pyramide, quelques uns font les plus gros profits alors que tout en bas, ils sont des milliers à sacrifier leur dignité, leur santé et parfois même leur vie !

Pour donner un exemple, on peut décortiquer par le menu la célèbre poupée Barbie, vendue en moyenne 15 euros. Et bien, on apprend que sur ces 15 euros, 1.5€ revient au patron d'usine Chinois et au transport local, 0.12€ sont généreusement reversés aux ouvriers, la douane récupère au passage 0.38€ et enfin, 1€ est dépensé pour les équipements. Mais ... il reste quand même ... 12€ qui servent aux ventes, à la rémunération des actionnaires, au transport, à la publicité et au marketing...

Dans le cadre de la campagne "C'est pas du jeu" , vous pouvez téléchargez des petites cartes à distribuer aux vendeurs de jouets pour savoir s'ils se préoccupent des conditions dans lesquelles sont fabriqués les cadeaux de noël qu'ils vendent par milliers... 

lundi, août 31 2009

Des jouets empoisonnés

Sans tomber dans la paranoïa ou le tout sécuritaire, il fallait quand même sur ce blog que je fasse un point sur les dangers des substances toxiques que l’on trouve, malheureusement encore aujourd’hui dans de nombreux jouets. Car le raisonnement des industriels se base sur la réduction des coûts mais n’intègre pas toujours les effets de leurs produits sur la santé. Et si vous cherchez à vous rassurer en vous disant que l’union européenne ne laissera pas passer des jouets empoisonnés, … rappelez-vous quand même que le marquage CE est appliqué sans contrôle par les fabricants, pas vraiment un gage de sécurité donc.

 

 

CRM, késako ?

Des substances cancérigènes, mutagènes et reprotoxiques, appelées CMR, sont encore présentes dans la plupart des jouets vendus en France. Alors qu'elles devraient être interdites, ces substances sont tolérées à hauteur de 0,1% dans les jouets. Une faible dose me direz-vous… pas si sûr lorsque l'on parle d'ours en peluche de plus d'un kilo ou de grandes poupées de plastique. Car dans ce cas, 0,1% peut représenter plusieurs grammes. Et le danger de ces substances vient de leur volatilité. Elles migrent à travers la salive ou les pores de la peau pour se retrouver dans le sang et dans les tissus graisseux. Les enfants mettent souvent leurs jouets dans leur bouche et les substances toxiques sont souvent directement en contact avec la peau et les voies respiratoires.

Certains retardateurs de flamme, présents dans les peluches et les jouets électroniques, sont des CMR. Ils sont volatils et toxiques et même s'ils évitent que les jouets ne prennent feu, leur usage ne se justifie pas toujours.

Beaucoup de jouets sont également imprégnés de parfums et fragrances. L'objectif peut être de cacher les odeurs dégagées par les phtalates, des produits chimiques qui assouplissent les plastiques. Là aussi pour modeler les plastiques plus facilement, on a choisi d'utiliser des substances chimiques sans réfléchir à leur impact sur la santé des enfants. Certains jouets comme le fameux « Scoubidou » contiennent jusqu’à 40% de phtalates…

 

Tous les jouets sont-ils composés de ces substances toxiques?

Les tests publiés par le magazine allemand "Oekotest" montrent heureusement que tous les jouets ne sont pas à risque. Les briques de lego, par exemple, ne contiennent pas de CMR. Une preuve de plus qu'il est possible de ne pas utiliser de substances toxiques pour confectionner des jouets de qualité.

 

Les jouets chinois sont très décriés. Sont-ils les seuls à incriminer ?

80% des jouets vendus dans le monde sont fabriqués en Chine. Mais seulement 2 à 3% des jouets qui arrivent en Europe sont testés. Il faut instaurer des procédures de tests plus systématiques et réglementés. En France grâce au marquage CE, les produits sont censés respecter les normes de sécurité européennes. Mais dans la pratique, le logo est apposé par le fabricant, sans obligation de tests répétés sur une quantité significative d'objets. Incriminer les fournisseurs chinois est un raccourci. Il faut balayer devant notre porte!

 

 

Les femmes européennes veulent se mobilisent

Pour lutter et informer le public de ces risques, le réseau WECF (Women in Europe for a Common Future) fait de la résistance. Fin 2008, alors que les députés européens se réunissaient pour réviser, mais finalement en l’assouplissant, la directive européenne sur la sécurité des jouets, le réseau WECF a mené une campagne de sensibilisation « Stop aux mauvais joueurs : finissons-en avec les jouets empoisonnés ». Une pétition a été diffusée et de nombreux jouets étaient testés, avec des écriteaux indiquant les substances chimiques qu’ils contiennent : Des écriteaux indiqueront les substances chimiques que ces jouets peuvent contenir (formaldéhydes, retardateurs de flammes, phtalates, bisphénol A …

 

Téléchargez le guide !

Alors pour y voir plus clair, le WECF a édité un guide d’achat des jouets très bien fait. Il vous recommande de privilégier les labels indépendants (contrairement au marquage CE) tels que SPIEL GUT qui garantit des jouets sans substances toxiques ou les jouets testés par le magazine allemand OKO TEST. Et pour les jouets en bois, il y a le label FSC (bois écogéré) et bientôt le label Blaue Engel...

dimanche, juin 7 2009

Amende record pour Mattel

Le fabricant de jouets américain MATTEL a été condamné à une amende record de 2,3 millions de dollars pour avoir commercialisé des jouets contaminés au plomb.

Cette amende répond aux accusations de la Commission américaine de protection de la sécurité des consommateurs, selon laquelle Mattel et sa filiale  Fisher-Price avaient en toute connaissance de cause importé et vendu des jouets dont la peinture ou d'autres revêtements contenaient une quantité de plomb  supérieure à la limite légale fixée en 1978.

Environ 95 modèles de jouets vendus en 2007 dépassaient cette limite, dont  900.000 petites voitures, et de nombreux accessoires de la poupée Barbie. Ils avaient été finalement retirés du commerce en août et septembre, en même temps que 1,1 million de jouets de marque Fisher Price.

La consommation de plomb peut provoquer le saturnisme, qui peut être à  l'origine de coliques, d'encéphalopathie pouvant entraver le développement intellectuel de l'enfant, d'anémie, et d'atteinte des reins.


mardi, février 24 2009

Recyclez vos jouets et laissez place à l'imaginaire!

A Cincinnati dans l'Ohio, un étonnant laboratoire propose aux petits américains de 6 à 12 ans de recycler leurs jouets usagés pour un fabriquer de nouveaux. Happen's Toy Lab récupère toute l'année des figurines, des barbies, des voitures en plastique qui ont perdu un bras, une roue ou qui ne donnent plus entière satisfaction à leur propriétaire! Ca donne par exemple :

Toujours innovants dans le concept, ils vont jusqu'à faire payer la séance de fabrication de ses drôles de jouets! Mais rien ne vous (nous) empêche de nous inspirer de cette idée pour organiser entre vous, dans votre quartier ou dans votre école, des séances de partage de jouets, de désossage et de laisser libre cours à votre imagination pour créer de drôles de jouets hybrides!

jeudi, janvier 8 2009

L’association Peuples Solidaires part en campagne contre Disney qui impose des conditions de travail lamentables aux ouvriers chinois


Enquête sur les conditions de fabrication des jouets Disney

Dans un rapport d’enquête, Peuples Solidaires dévoile l’envers du décor chez Disney : des milliers d’ouvriers, majoritairement de femmes, contraints de travailler entre 12 et 15 heures par jour, 28 jours par mois en moyenne, dans des conditions dangereuses, pour des salaires qui leur permettent à peine de vivre. Telles sont les conditions de travail des ouvriers qui fabriquent les peluches « Winnie l’ourson » chez Yonglida Toys et Tianyu Toys, dans la province du Guangdong, en Chine.

L’Association des étudiants et universitaires contre la mauvaise conduite des entreprises (SACOM), une ONG de Hong Kong partenaire de Peuples Solidaires, qui a depuis 2005, enquêté auprès de 11 fournisseurs de Disney en Chine, est allée rencontrer les ouvriers dans les usines, les a interrogés sur leurs conditions de travail et a ainsi pu mettre à jour les conditions lamentables de travail et de vie qui leur sont imposées. « Nous sommes très inquiets » explique Jenny Chan, représentante de la SACOM à Hong Kong, « non seulement les conditions de ces ouvriers ne se sont pas améliorées depuis nos enquêtes, mais dans le contexte actuel de la crise, les hostilités envers les mesures protectrices des droits des travailleurs en Chine se sont exacerbées ».

Dans une déclaration de deux pages publiée par Disney en réponse au rapport d’enquête de Peuples Solidaires, le géant du divertissement dit s’engager à « promouvoir et à maintenir des pratiques responsables de travail dans ses opérations de licence et d’approvisionnement direct partout dans le monde ». Mais, pour Peuples Solidaires, Disney ne traite pas ici la cause profonde des abus : les pratiques d’achat abusives qui pèsent sur les fournisseurs et ne tiennent pas compte des conséquences sur les ouvriers en bout de chaîne (cf.réponse officielle de Peuples Solidaires et la SACOM à Disney). « Disney ne pourra pas indéfiniment reporter la faute sur les fabricants » explique Fanny Gallois, chargée de campagne chez Peuples Solidaires, « on ne peut raisonnablement pas croire qu’aux prix toujours plus bas et dans les délais toujours plus courts qu’imposent Disney et les autres donneurs d’ordre à leurs fournisseurs, ceux-ci pourraient être en mesure de respecter les droits des travailleurs ».

C’est pourquoi Peuples Solidaires a lancé une campagne de cartes à destination du PDG de Disney, Mr Iger, lui demandant de respecter ses engagements et de s’assurer que les ouvriers qui fabriquent ses produits reçoivent un salaire décent, qu’ils connaissent leurs droits (notamment les dispositions du Code de conduite Disney) et sont en mesure de les défendre.

www.peuples-solidaires.org